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66 zone franche - Le forum de Francopolis » Textes » A R C H I V E S » Les textes du 01.09.2005 au 28.02.2006 » Cimetière Provençal « précédent Suivant »

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nao
Envoyé vendredi 10 février 2006 - 10h46:   

A l’ombre d’un sycomore dort un mort
Surpris dans son sommeil par le sort
Il a gardé les bras croisés pour dormir
Un dernier rêve lui a dessiné un sourire

Ses yeux noirs profonds comme des dunes
Scrutent toujours, par tous les temps la lune
Les lavandes la cigale les pierres du mur brûlé
Le bordent, linceul de ciel poussiéreux, desséché

Et quand la lune s ‘élide devant le soleil
Ses yeux la cherche dans le bleu a perdre haleine
Sous les jujubes le coudrier et les olives
Son matelas de terre rousse déguste les figues

Le chêne blanc aux feuilles vertes
reflet des volets du cabanon
Lui font une couverture ouverte
Pour quelques heures sous les rayons

Avant que sa peau sèche ne cuise
Sur le gril de ce tableau de Cézanne
Et qu’après aïoli, amandes et pastis
il reprenne la sieste qui le basane

Il dort dans son sarcophage de touffeur
momifié à jamais par des bandelettes d’odeurs
Pour avoir refusé d’être jeté dans le sillon
d’un champ fertile, de croix et de vieux noms
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Rob
Envoyé vendredi 10 février 2006 - 13h45:   

Critiquons, critiquons, on est vivant pour l'instant..
Les 4 premiers vers, à mon avis qui évidemment n'engage que moi, les 4 premiers vers sont mous.
Ca s'arrange, toujours selon mon opinion, au 7 ° vers avec le brûlé et le desséché qui marquent bien un naturalisme sec.
"Les lavandes la cigale les pierres du mur brûlé
Le bordent, linceul de ciel poussiéreux, desséché"

Le 9° est, selon ma perception subjective comme il se doit, inutile.

Par contre là: "Ses yeux la cherche dans le bleu a perdre haleine
Sous les jujubes le coudrier et les olives
Son matelas de terre rousse déguste les figues"
-C'est foisonnant d'odeurs et de couleurs et ces trois vers emportent tout le texte, pour ma petite sensibilité sudiste c'est une vibration, une complicité.

Les quatre vers suivant n'apportent pas grand chose, si je peux me permettre mais rapidement le coup du tableau de Cézanne, l'aïoli et le pastis impriment le tableau et ça redevient beau.

Le final, je sais pas, peut-être un peu conventionnel.
Enfin, pour finir, je l'aime bien ce texte, il y a du matériel.

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nao
Envoyé vendredi 10 février 2006 - 14h19:   

Voilà une très bonne critique, qui fait plaisir sans être complaisante, merci!
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ktr
Envoyé vendredi 10 février 2006 - 21h12:   

* de la musique avant toute chose * chantait Léo

il disait aussi * la rime assassine *
nao, ici je trouve que la rime pèse comme du plomb

y a-t-il un alchimiste sur cette plage du ciel ?
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nao
Envoyé lundi 13 février 2006 - 09h42:   

Vous vouez un véritable culte à Léo sur ce site décidément...
Désolé d'être trop lourd à ton gout ktr, par ailleurs ta comparaison est fort délicate...

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