   
flo
| Envoyé mercredi 15 février 2006 - 09h29: | |
Riz et rizière Tu m’as dit pars n’oublie pas ton paletot de ruines et quelques chimères pour la soif Regarde là, dis-tu, un oiseau éclora pour refermer ton pas veiller sur l’agencement indemne des plaies le surfilage des croix Reviens, attends il nous faut encore cette décrue d’horizons ce désancrage des rires comme ultime tribut pour la foi Ils te diront entre agenouille ton nom échancre ta lèvre puis rapièce ta paupière après ta seule larme remboursée Ils te pousseront dans l’antre déshabillé des fées sommeront danse crudité d’un pourpoint herbeux d’une colline abasourdie d’astres en déserrance tu tournoieras, enfant tu tournoieras plus vite quand délesté de sifflets, de fanfreluches et peluches de joies soudaines les mains aux hanses offert pour un cérémonial solitaire Que je te chante rassemble-toi enfant Et je naquis riz et rizière
|