Billet d'humour -aphorismes-pensées
Ici dire vaut mieux que se taire.
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NOVEMBRE 2012

Prononcer vingt-cinq aphorismes par jour et ajouter- : [Tout est là]
(Jules Renard)


par Aaron de Najran

Le livre de la déraison souriante
de Robert Sabatier

1ère Partie

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Toute pensée est une avant-pensée.

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Certaines pensées sont à ce point séduisantes qu’on oublie qu’elles sont fausses.

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Le savoir est la somme des ignorances reconnues.
 

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Ne prenons pas l’étude pour un refuge quand il s’agit d’un tremplin.
 

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Dire non, c’est faire un faux pas sur la route du oui.
 

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Vouloir convaincre, c’est d’abord chercher à se convaincre.
 

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Le paradoxe du rêve ; nous voudrions qu’il se réalise et, en même temps, qu’il reste un rêve.
 

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Si la route est aisée, inventons l’obstacle.

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Le chemin le plus court d’un point à un autre est celui où l’on s’ennuie le moins.

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Si tu te demandes ce que tu fais là, interroge-toi sur ce que tu ferais ailleurs.
 

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Pour tracer un sentier, il faut plus d’un passant.
 

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Un moraliste est un buveur d’alcool qui enseigne à ne boire que de l’eau
 

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On est toujours l’esclave d’un esclave.
 

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Nul ne peut se dire libre parce que sa nouvelle prison est plus spacieuse que l’ancienne.
 

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Ses chaînes brisées, les porter encore. Comme témoins.
 

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Les nations modernes ne sont pas assez civilisées pour se passer de la bombe nucléaire. Elles le sont assez pour en rougir.

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L’homme est cet animal qui ne rampe que dans la guerre.
 

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Les hommes se partagent en paumes ouvertes et poings fermés.
 

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Un homme libre est autant un homme qui se refuse à commander qu’un homme qui refuse à obéir.

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Lorsqu’un financier fait « travailler son argent », on peut se demander à la sueur de quel front.

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Problème ; combien  faut-il de pauvres pour faire un riche ?
 

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On ne crée le superflu que pour faire oublier le nécessaire.

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Avoir le courage de ses opinions, certes, mais à condition d’avoir des opinions courageuses.
 

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Tout l’art des girouettes consiste à tourner plus vite que le vent.
 

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À notre époque où l’on parle tant de communication, la vraie communication est poétique


Robert Sabatier : né le 17 août 1923 à Paris et mort le 28 juin 2012 à Boulogne-Billancourt, est un écrivain et poète français

Il raconte son enfance dans les séries du "roman d'Olivier", dont les Allumettes suédoises. Avec 3 millions d'exemplaires vendus à ce jour, en y intégrant les épisodes les plus récents comme Olivier 1940 et les Trompettes Guerrières, l'auteur rencontre un important succès de librairie.

Les années secrètes de la vie d'un homme, ouvrage traduit en allemand et en suédois sous le titre d'Ego, mais aussi Diogène et le Traité de la Déraison Souriante révèlent un auteur plus grave, proche davantage de Cioran que de Mac Orlan.

En 1950, Robert Sabatier travaille aux Presses Universitaires de France. Il devient peu après directeur littéraire des Editions Albin Michel, jusqu'à son élection à l'Académie Goncourt en 1971, ainsi qu'à l'Académie Mallarmé.

Il est l'auteur d'une Histoire de la poésie française.

Robert Sabatier a écrit des romans, des essais, des recueils d'aphorismes et de poésies.


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Citations de Robert Sabatier  
     pour Francopolis novembre 2012
choix personnel de Michel Ostertag
(sur les 100 premières pages)

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Créé le 1 mars 2002

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