Jean
Marc La Frenière sélection avril 2005
Sa
présentation
J'ai un torrent dans les
veines
Un flot d’images
La queue battante,
Des fleurs qui
s’apprêtent à éclore
En bouquets
d’assonances.
De la colère
des bêtes
À la douleur
des plantes,
De la douceur des
mains
À l’angoisse
des pierres
Je laisse monter
l’enfance
À
l’intérieur de l’homme.
Nous sommes tous un
peu
De la mer et du ciel.
Nous mangeons des
rivières,
Des étoiles et
du vent.
Des oiseaux chantent
en nous,
Des pierres
éclatent
En morceaux de
sanglot,
Des insectes sourient
Et creusent l’horizon.
Une même trame
d’atomes
Sert de peau commune
À tout ce qui
s’agite.
Je sais des fleurs
Plus humbles qu’un
caillou,
Des pas dans l’ombre
Qui servent de soleil.
___________________________________________
Les poèmes
naissent toujours
À l’heure du
couvre-feu.
J’ai dans la voix
Tant de genoux
cassés
J’écris comme
on marche
Malgré les
interdits.
C’est
l’étincelle
Qui doit souffler sur
nous
Comme un tonnerre
éclate
Un éclair
à la main.
Lorsque la nuit se
couche
Sur la blancheur des
draps
Elle laisse
transparaître
Ses veines de
lumière.
Jean Marc La Frenière
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