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au comité de lecture de Francopolis

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Notre librairie compte plus de 400 auteurs. Nous vous invitons à venir la visiter.

Vous y trouverez des poètes, des nouvellistes et romanciers, des auteurs de pièces de théâtre, hommes et femmes,
connus et inconnus, venus des cinq continents.



Présentation 

de la SÉLECTION

des auteurs

JANVIER
2012

préparée

par


Michel Ostertag


LES AUTEURS SÉLECTIONNÉS DE JANVIER 2012

D’abord un grand merci à nos auteurs qui ont participé à cette sélection de début d’année et aussi aux membres du Comité de lecture qui nous ont donné leurs avis, jugements, appréciations et nous ont fait partager leurs goûts de la poésie et des beaux textes.

En ce premier mois de la nouvelle année, nous vous présentons des auteurs uniquement en poésie (l’art de la nouvelle est décidément un art difficile qui ne rencontre pas l’unanimité facilement) avec des sources d’inspiration variée, du léger au tragique. La vie, quoi !

La plupart de ces auteurs sont connus des lecteurs de Francopolis, déjà leurs écrits nous avaient séduits. Vous apprécierez, j’en suis sûr, leurs dernières créations.

La poésie est un combat de chaque jour ; ne pas se laisser aller, ne pas succomber à la facilité ambiante, chaque texte est une remise en question de la poésie même. Écrire le plus petit poème est une mise en combat qui engage la « planète poésie » toute entière, le saviez-vous ?

Ne pas déroger aux valeurs que nous portons en nous, pour le bien de tous, auteurs comme lecteurs. Cette fournée fait partie d’un ensemble Francopolis que nous tissons chaque mois, pièce après pièce d’un puzzle dont nous pouvons être fiers. La postérité commence à nous donner raison : pensez au succès de notre Anthologie d’il y a un an !

Je vous souhaite une bonne lecture de cette fournée de Janvier 2012
(J’aime bien cette expression de « fournée » qui fait penser au boulanger qui présente son pain aux gens affamés !)


Que l’année nouvelle nous sois inspiratrice d’émotions et que la poésie nous adoucisse le cœur et l’esprit.
 
Michel Ostertag


-  Textes commentés par le Comité de lecture.  -
( Philippe Vallet - Gertrude Millaire - Laurent Philibert-Caillat
 André Chenet et Aurore Delrieu )

Laurent Chaineux
Auteur connu chez Francopolis,
du village des Ardennes à deux pas de la frontière Belge.

Voici le texte retenu
- Si j'étais -

 

**
Commentaires : texte 1

1.
(Si j'étais)

André : Oui à ce texte qui m’a bien fait sourire (je le connaissais déjà).
Laurent : Oui. Certes, ce n'est pas le genre de texte qui élève l'âme, mais j'ai souri à l'idée des « burkacharel » et l'idée de
« botter des culs bénis » me parle intimement, d'autant plus en ce moment où les sots des différentes religions monothéistes se surpassent les uns les autres pour renvoyer l'Europe au moyen-âge. Un oui militant, soit.
Gerty : Oui, changement de cap, l’auteur prend à charge son humour pour nous faire visiter sa vision du monde et j’y prends plaisir.
Moins apprécié d'Aurore, c'est moins abouti. L'auteur voulait dire beaucoup de choses mais il y a trop de choses imprécises qui rendent le poème un peu "brouillon". Alors que Philippe le refuse mais il apprécie là maintenant dans cet ensemble le coté décalé iconoclaste de ce texte.



***

Jacques Laborel
Nouvel auteur chez Francopolis, fier de ses 75 ans, il nous vient de la région les Bouches du Rhône.
Ses poèmes portent sur la mer, la nature et l'homme

Voici les quatre textes retenus.

1. Ne brûlez pas la feuille morte - 2. Échouages-
3. Une île, un soir... - 4. Nous, les insectes

Commentaires sur l’ensemble de ses textes :

André : Bien que personnellement je ne sois pas particulièrement attiré par  les formes classiques de la poésie, je reconnais à cet auteur une belle maîtrise et une originalité quant aux mouvements et rythmes de sa pensée qui lui  permettent de faire circuler la vie, d’une strophe à l’autre, dans le corps architecturé de ses poèmes.
Laurent : C'est sans doute personnel, mais les rimes me laissent froid, surtout quand elles n'évitent pas l'artificialité. Du coup, j'ai beaucoup hésité sur la plupart des textes de cet auteur, qui a pourtant de belles images sous la plume. Peut-être faudrait-il qu'il se libère des formes ultra-convenues qu'il emploie ici ?
Aurore : Oui à tous les poèmes, une fluidité, une facilité à manipuler les mots qui nous emmène sans déplaisir vers un monde onirique. C'est posé, bien dans l'instant, on sait où l'auteur veut nous transporter sans employer de trop grandes tournures de phrases et c'est bien ! Les rimes sont intéressantes, les thèmes d'un premier abord assez incongrus deviennent bien plus profonds après une deuxième lecture.
Philippe : Ne me porte pas, ne me dit que trop, pas assez de soupçons, de silence, d'écart. Je n'ai pas besoin d'une tranquille promenade dans les feuilles d'automne ni besoin d'échouages sur une île brisée, mes os sur un écueil, pas de vol cosmique interstellaire, des nourritures du ciel, non plus d'insectes, veux vivre les cliquètements au besoin de tempêtes. Comment aiguiserai-je mes armes de réalité, dites-moi qui je suis ce serait transparent.


Commentaires: texte 1

1. Ne brûlez pas les feuilles mortes

Philippe refuse et ainsi que Laurent qui trouve, l'image est trop convenue, certains vers semblent là uniquement pour servir la rime…  Aurore trouvent les rimes intéressantes et André apprécie:  Une versification impeccable que je ne manque pas d’apprécier au passage ainsi qu’un sens aigu de l’observation. Ainsi que Gerty, forme plus classique mais bien maîtrisée, une poésie comme un regard, une réflexion  écologique et le rythme donne une belle courbure à sa pensée.


**                                               
Commentaires: texte 2

2. Échouages

Philippe, constant dans son refus alors qu'André et Aurore apprécie la versification. Gerty aime cette poésie qui habite son quotidien. L'auteur a le sens de l’observation et en tire un certain questionnement. Un beau parallèle ente cette barque vieillissante  et l’homme qui vogue lui aussi vers son destin. De même pour Laurent qui, après hésitation, donne son accord pour la fraîcheur du lexique nautique, bien utilisé et aux sonorités truculentes, malgré, là encore, un postulat très classique.

**
Commentaires: texte 3

3. Une ïle, un soir...

André et Aurore apprécie l'ensemble, alors que pour Laurent, cette fois-ci, son hésitation reste dans la note négative mais il ajoute: J'aime bien l'idée de l'île, les retrouvailles, mais les clichés nuisent à l'ensemble : le « sable doré », les « flots de l'oubli», « pourpres du couchant ». J'aime pourtant « l'écume des vagues viendra mourir de blanc »
Gerty : Oui, son regard nous dévoile son angoisse, sa peur de l’inconnu… un peu comme s’il voulait apprivoiser la mort.


**
Commentaires: texte 4

4. Nous, les insectes
Texte marqué de quelques hésitations. Laurent lui donne un petit oui, pour l'originalité du propos, qui reste à saluer !
Hélas, là encore la forme est laborieuse et Gerty donne son accord
quoique un peu de difficulté à saisir son rapport avec l’insecte.

 

***

Sandra Lillo
Poète publiée sur Francopolis (2004)

Voici les deux textes retenus de cet auteur.

1. La rentrée  - 2. Joie




Commentaires sur l'ensemble des poèmes.

André refuse l'ensemble,  de même pour Philppe mais avec une note explicative:  je n’ai pas envie qu'on me dise tout, j'ai envie d'inventer autour des mots donnés  un monde qui m'appartient, je suis bloqué, pas d'espace pour le lecteur pris dans les lignes trop tissées  et même si j'aime certaines images… j'allégerai à grand coup de gomme ses textes.
Laurent : Trois textes variés, intéressants, auxquels ils manquent toutefois un peu d'élan.
Gerty : Ce n’est pas que ces textes soient mauvais mais cela tient plus du journal intime que de poésie. Ce n’est juste pas la bonne rubrique pour ce genre de textes.


1. La rentrée

Laurent apprécie parce que ces préoccupations bien concrètes sont joliment exprimées et ont quelque chose de touchant, malgré certaines facilités dans les images. Gerty, un accord émotif : L’émotion de la rentrée des petits mais absent de poésie. Et Aurore semble sous le charme : C'est assez parlant. Un peu d'humour et les mots sont bien portés vers une fluidité charmante.


**
Commentaires: texte 2

2. Joie

Laurent : Oui. Un instantané d'un moment de réflexion songeuse, instinctive. Il y a une forme d'illumination dans ce texte, sobrement relatée. Réussi. Même son de cloche chez
Aurore : Oui. Très bucolique au début. Les effets sont intéressants. Beaucoup d'émotions, c'est agréable à lire et on aimerait que cela soit plus long !
J'aime bien les derniers vers "
" ...je suis la même et toujours un
e autre. "

Alors que Gerty moins enthousiasme, donne un petit oui pour le début… jusqu’aux fantômes bienveillants… Françoise Sagan la dérange et n’apporte rien de plus.



***

Jacques Rolland
 Auteur publié à
quelques reprises sur Francopolis depuis 2002
et donne rarement des titres à sa poésie.


Voici les cinq textes retenus.

1. (Silence) - 2. (Ça)  - 3. ( Écrire I)
4. (Écrire II) - 5. ( Le poème)

Commentaires sur l'ensemble de ses textes :

André : J’ai préféré les textes courts, réflexions sur l’acte de d’écriture. Cet auteur fait preuve de régularité, d’équilibre et de concision dans ce qui nous est donné ici à lire.
Laurent : Réflexion intéressante sur l'écriture, à laquelle je reprocherai son parcours en forme de montagnes russes : l'auteur arrive tantôt à emporter le lecteur, et tantôt le « plombe » d'un vers ou d'une idée trop convenue.
Philippe : vu les courts textes, pas possible de séparer, serait trop petit ce qui resterait. En bloc, un oui petit avec la légèreté d'un texte qui délie la vision d'un écrivain en voie sur sa ligne de mots, interroge son écriture... le sens et les déroute, quelques mots de trop et peut-être pas assez de distance.


**
Commentaires: texte 1

1. (Silence)

Aurore et laurent expliquent leur refus. Aurore : trop de simplicité, le mot "délivrance" trop répété ne me paraît pas vraiment pertinent pour le souligner et pour Laurent : un peu trop court, un peu trop convenu dans l'idée, un peu trop prosaïque dans l'affirmation.  Alors qu'André et Philippe donne leur accord lié à l'ensemble des textes. Gerty accorde son vote pour cette réflexion sur l’écriture mais souligne le manque de rythme.

**
Commentaires: texte 2

2.  (Ça)

Unanimité pour le oui.
Accord de Philippe et André donné dans l'ensemble des textes.
Laurent
aime cette suite logique du précédent, un peu plus aboutie, et nantie d'une belle image :

«et la poussent plus ou moins comme le ressac »

Gerty pour la simplicité : oui, tout est dit simplement sans fioritures dans ce partage du geste d’écrire.
Aurore pour la légèreté : Oui. C'est plus léger, agréable. La recherche de style est moins soutenue et on peut lire ce poème de manière assez subtile.

**
Commentaires : texte 3

3.
( Écrire I )

Aurore se démarque par son refus : Non. Je retrouve là trop de lourdeur, je ne rentre pas dans l'atmosphère " brumeuse ".
Alors que Philippe donne son accord sans commenter et André y va de quelques suggestions : Oui mais mériterait ça et là quelques légers coups de lime et de ciseau.
Laurent préfère ce texte au précédent : Oui. Ici, si l'introspection sur l'écriture est la même que dans les deux textes précédents, l'auteur semble trouver son souffle et se libérer. Gerty pour le regard : oui, un regard franc sur le geste d’écrire et aime bien ce passage :

« creuser, creuser,
qui sait si ne jaillira une eau pure »

**

Commentaires : texte 4

4. (Écrire II)

Deux sons de cloches négatifs  venus de Laurent :  Hélas, le souffle retombe avec ce bref aphorisme juste mais assez grandiloquent et d'Aurore : trop court, trop "cliché" et pour André. Idem… mériteraient ça et là quelques légers coups de lime et de ciseau de même que pour Philippe, sans commentaire.  mais  le préféré de Gerty  : Quelle belle raison d’écrire !

 « ce désir de recoudre le temps déchiré »


**

Commentaires : texte 5

5.
(Le poème)


Aurore reste dans la négation : Une pensée intéressante mais qui aurait gagné à être poursuivie... on reste sur notre faim ! André et Philippe dans l'affirmative sans plus et Gerty apprécie : très bien cerné cet acte d’écrire et cet abandon qui mène vers l’inconnu et de même pour Laurent : Pendant positif du texte précédent. L'usage de la deuxième personne implique davantage le lecteur, aide à faire partager la réflexion


***

DANA SHISHMANIAN
Poète roumaine, elle vit en France, déjà publiée chez Francopolis.

Elle nous donne une suite,
Trois jours dans la vie d'une Femme
1. La salle d'attente - 2. Le salon de chimio - 3. Le grand départ


Commentaires sur l'ensemble de ses textes :

André : Cet auteur écrit plutôt bien, mais je lui reprocherais, et cela n’engage que mon maigre jugement bien sûr, d’une tendance à la "surcharge phraséologique" entraînant un excès de vocabulaire et de vers … ce qui nuit à la verve poétique et produit un effet de bavardage parfois pénible. Tant de poètes contemporains nous font subir des poèmes à rallonges. J’ai lu ces textes davantage comme des historiettes, des récits courts, des petits contes que comme des poèmes, sûrement à cause de l’aspect narratif et descriptif sans surprise. La versification, ici, n'est qu'un prétexte poétique pour construire une forme narrative. Malgré les critiques que j'émets, je ressens derrière cette langue un véritable amour pour la poésie vécue. Oui pour l’ensemble.
Laurent : Les 3 textes de cet auteur ne peuvent apparemment pas être considérés séparément ; au final, il en résulte une belle progression, poignante, grave et légère à la fois. Mon coup de cœur de cette fournée.
Gerty : L’auteur nous donne trois textes qui semblent former un tout. « Trois jours de la vie d’une femme »  à prendre ou à laisser, ensemble indissociable. Je dis oui à l’ensemble de ces textes d’une dure réalité, présentée avec des images et un rythme qui fait son effet.
Aurore : Trois jours de la vie d’une femme. NON aux trois poèmes... Les thèmes abordés sont certes importants mais l'émotion ne me gagne pas vraiment... Assez compliqués au final. Des scènes du quotidien traités comme des faits divers parfois, des dénonciations de tout ce qui tourne autour de la maladie mais un peu maladroites.
Philippe : Oui,  texte témoin d'un regard qui s'aiguise, d'une volonté de passer à travers une réalité, d'examiner le temps présent, ouvrir le canif du langage et d'exciser le dessous des particules en suspension. Ensemble de texte uni par ce regard, écriture qui se pose sur le vécu, manque un peu de sentiment malgré tout l'écrit prend de la distance quand ça nous touche profondément,  l'écrit offre cette distance, l'usage des mots peut donner à entendre ces sentiments dans leur absence....

**

Commentaires texte 1 :

1. La salle d'attente

Les accords d' André et Philippe et le désaccord d'Aurore sont commentés dans l'ensemble des textes  (voir ci-haut)
Laurent : Cette mise en situation a quelque chose de banal, de déjà-vu, mais elle est nécessaire à l'équilibre de l'ensemble, donc : oui. Gerty : Oui. Une vue extérieure  de cette salle d’attente mais qui perd son souffle à la fin avec ce personnage qui n’est pas là mais qui prend trop de place dans ce récit.

**

 Commentaires texte 2 :

2. Le salon de chimio

Gerty : Oui. Très bon rythme et fortes images dès le début, j’en suis à la renverse  mais encore là l’auteur y gagnerait à mieux contrôler son élan qui se dégrade et se perd  après
« t’es une tasse ci-gisant sur la terrasse d’un solarium – bizarre. »  
Le reste ne m’apporte rien de plus.

Laurent : Oui. Belle apogée de cette série de texte, pudique, pleine de portraits touchants, d'images rares et subtiles, de comparaisons percutantes :


« t'es une tasse
ci-gisant sur la terrasse d'un solarium – bizarre »

« une vieille dont je devine clairement le visage
de jeune fille blonde paysanne à seize ans
(…)
une bonne mère de famille
endormie
qui ainsi
se repose pour une fois
une coquette sexagénaire
sexogène
à la belle perruque
qu'elle prolonge sur sa nuque
d'un foulard étendard »

**

Commentaires texte 3 :

3. Le grand départ

Toujours avec l'accord de Philippe et André suivi des commentaires de Laurent : Oui. Le même souffle sûr, sage, fin et apparemment éthéré que le texte précédent. La gravité du sujet contrebalancée /atténuée /magnifiée par cet environnement ordinaire, presque paisible. J'aime particulièrement l'ultime image du poème, qui a quelque chose de glaçant (telle que je l'aie comprise) :

« seuls mes orteils ronchonnent comme des petits chats
eux qui savent revenir sur mes pas »

et de Gerty : Oui. Une belle suite mais qui y gagnerait à être élaguée.



***

 Nous vous invitons à présent au Salon de lecture

dans l'intimité des textes d'Héloïse Cerboneschi



***


Michel Ostertag pour Francopolis, janvier 2012
et les membres de Francopolis.

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Créé le 1 mars 2002

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