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création Coralie Delval
 

Présentation
de la SÉLECTION

NOVEMBRE
2010

n*80

fournée
préparée

par

Ali Iken


LES AUTEURS SÉLECTIONNÉS DE NOVEMBRE 2010


Tant de fois la nuit

de mes rêves sursaute

croyant entendre des voix m'appeler

alors que ce n'est que le vent

qui fouette le flanc des portes


(izli populaire)

                                                       

Qu'on ne s'inquiète pas du sort des vents, de leurs espaces et de leurs hommes ; y a toujours eu un fleuve qui coule de sève pour que chaque langue ait sans restriction sévère, ses portes, son lit et ses libres va-et vient le long de toutes saisons; des fois sur un pied de départ, des fois dans une paume céleste mais des fois loin du coeur et des aléas d'une raison, mais ils avancent et parlent les vents, ils sont tels les mots, et même cachant tout l’ essentiel d'eux- même, ils ont toujours enclenché la belle voix de leurs tendres rudes semelles .

Ainsi pour ce téméraire mois gris de novembre nous offrons à nos lectrices et à nos lecteurs quelques subtils airs de ces vents façonnés par le soin de, Monsif Ouadia Saleh, Abdelkader Khalef, Phillippe Rousseau et Ghislain Hammer que nous remercions infiniment ainsi que les membres du comité pour leurs commentaires.

Ecoutons-les et voyons ce qu'en disent les membres du comité.


Monsif Ouadia Saleh, poète marocain, 2 textes retenus et commentés :
Le Vide et L'Écorce


Commentaires sur l'ensemble de ses textes:

D’un gris regard hésitant Laurent descend en cendres toute une partie d'un beau monde à mots, trop sévère ou pas, l'essentiel c'est qu'il n'a retenu de cet auteur que deux textes. Voici ce qu'il en dit:  "Je n’ai retenu que deux textes de cet auteur… je crois que son style, son univers, son choix de mots et d’images me laisse « à la porte », voire me déplaît… un jugement subjectif, bien entendu, mais…" Pour André, Monsif Ouadai Saleh est son préféré des quatre poètes mais ne retient que son texte L'Écorce : "Des associations et des images "encombrantes" ainsi qu'un rythme qui s'effondre sans cesse et peinant à se relancer nuisent à la lecture et alourdissent la pensée de cet auteur malgré un talent considérable (trop de facilités peut-être), des surprises et de belles réussites formelles et conceptuelles: je comprends cette recherche intense et très sincère de soi-même qui sous-tend chaque poème, c'est d'ailleurs pour cette raison que je me suis obligé à dire non à une partie des textes proposés. Un travail d'épuration et de réflexion sur la forme s'impose et ce serait dommage de publier ces textes en l'état. Je tiens à préciser que cet auteur est celui que je préfère des quatre sélectionnés par Ali. Liette ne retient qu'un texte : "J’hésitais avec les poèmes de cet auteur, je dis non en globalité mais oui à son texte « L'écorce »."  

Philippe réticent derrière le regard des plumes et leur attente déclame le libre chemin des mots et leur échos, il en fait même un préambule sur l'ensemble des auteurs présentés.
"Préambule : De mon regard très orienté. Atelier d’écriture... Et je me dis quelle consigne je pourrais inventer pour faire agir ce texte pour le sublimer, le porter ... Hors de ses chaînes qui parfois le lie à la page et ne me donne pas envie de lire.... ça.  C’est à dire /… à considérer les textes proposés n’ont pas comme des objets finis, clos que les auteurs présentent (du moins on peut imaginer cela s’il le pose là à notre expertise, notre choix.) Je m’aperçois donc que mes critique sont très souvent sur le coefficient de lisibilité du texte ; sur sa simplicité d'organisation qui conduit à moi lecteur vers  ma lecture, l‘ouverture de ma sensibilité. Un côté facile à lire et de ce côté facile qui entre sans effraction dans le dedans d’une lecture parallèle à l’acte, l'énergie, l’envie qui a/aurait conduit la main qui écrit. De plus, je ne vois pas comment apprécier un auteur avec seulement un texte court qui resterait. D’un choix oui non de chaque texte pour moi. C’est tout ou presque ou rien.
Pour l'auteur, Monsif Ouadia Saleh: Non dommage dirais-je, parce que nous ne sommes pas dans un atelier et que j’ai envie de réécrire presque tous les textes. D’alléger - D’épurer de rééééééécrire au potentiel perçu, fort. Je me perds dans l’offre faite par l’auteur qui se perd dans le trop dit, là je le cherche péniblement l’auteur, où est-il? Que me raconte-t-il dans ces mots ? Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. J’y trouve mon chemin. Je peux construire du texte avec ça. Mais c’est le mien..."


Commentaires sur le texte :
LE VIDE

Laurent dit son clair NON. "Le classicisme est de mise, sinon les clichés. La succession de rimes en –ence est particulièrement pesante. Le jeu entre les mots qui reviennent d’un vers sur l’autre tend à semer un trouble, certes, mais qui lasse davantage qu’il n’incite à l’élucider.
Astre… voile… souffle… passion… Un travail sur le vocabulaire et les synonymes pourrait être un vrai plus et apporter un peu de fraîcheur à tout cela …"  
Aurore au contraire admire bien "Le vide" pour sa substantielle fluidité : "Le texte est très fluide, cela nous donne un rythme très agréable "  et elle cite :
« Je contemple les voiles de l'absence
Sauveurs impertinents du souffle.
J'interroge les voiles... »
On se surprend à divaguer, à voir des images apparaître. Une réussite."
X Matinaux résume son impression, il écrit : "pour Le vide, j’aime le coté lancinant des rimes qui n’en sont pas, et surtout les deux derniers vers : « Le vide est le voile…. »"  Michel aime ce texte, pour lui il est " Descriptif à souhait ! Lyrique comme j’aime."  Quand à Gert, résumant en quelques mots la valeur sémantique de ce texte dit : "Oui… pour cette liaison entre l’absence, les voiles, le souffle… et ce questionnement. Une écriture riche et recherchée."  Eliette trouve :  "Quelques belles phrases pour ce texte Le vide", mais ne le retient point.


Commentaires sur le texte
L'Écorce

Laurent garde son Non aussi pour ce texte : "Pas grand-chose à dire… je suis totalement resté hermétique à ce texte, à son rythme, à ses images et à ses mots… égotisme gratuit ? "
Aurore, à propos de L'Écorce, dit un petit oui parce qu'il y a : "Un peu de redondance dans le sens du texte, les mots
« infini, oubli, existence... » sont là pour nous (re) montrer ce préambule mélancolique constant, ce questionnement incessant quant à la vie et ses aléas..." 
André donne son accord : "oui, somptueux d'intelligence". XMatinaux dit : "Non pour L'écorce. Début prometteur V1 et V6, meilleur que le précédent cependant mais des maladresses dues à un vocabulaire trop intellectuel."  Michel, de l'écorce, il retient cette belle phrase:
« L’infini n’a d’existence humaine
Que dans la passion du vide… »

Liette n'aime que ce texte et explique tout en citant quelques belles images : "J’hésitais avec les poèmes de cet auteur mais oui à son texte « L'écorce » car « j'habite trop profondément l'écorce de ma peau » est superbe... « et mon audace n'a plus la pesanteur du sel » aussi. Il y a des images que je trouve trop posées comme : « l'idolâtrie de mes pelures ne me fascine plus ». J'ai du mal par exemple et « l'infini ne pâture pas la rancune » - « où serai-je son pâtre »   moui.... ça me semble trop surfait… mais par contre :
« Pour voir où finit dans l'oubli,
L'étoile filante du vide ?
»
est superbe. Ces images sont originales dans leur ensemble, cependant un peu de mal avec la fin, ce ton précieux. Voilà, globalement je sens trop de préciosité mais ce poème-ci cependant je le sauve des eaux de mon oubli! Il y a quelque chose, il a de l'intelligence, il dit quelque chose... ce dire m'importe, souvent je ne sens pas le dire, et donc je n'aime pas quand c'est juste pour l'épate, pour montrer qu'on écrit bien! Il faut une matière interne au poème, un rythme... donc en globalité, c'est bien écrit, beau mais je n'adhère pas aux autres cependant, trop loin de moi, trop de préciosité."  

Quant à Gert, ce texte, l'épate -elle écrit : "Oui… poésie fortement alimentée si je peux m’exprimer ainsi et même si je préfère la simplicité, je ne peux que me plier à cette recherche poétique et elle cite :
« L'idolâtrie de mes pelures ne me fascine plus
Et mon audace n’a plus la pesanteur du sel » 
Eliette commente par ces mots : "Je dis oui surtout à L’écorce, plus fort."


**********

Abdelkader Khalef, poète marocain, trois textes retenus et commentés :
Souviens-toi  -  Nuit - Valse Vestale


commentaires sur l'ensemble des textes de cet auteur.

Laurent écoute et dit : "Je n’ai retenu que deux textes de cet auteur, qui lui non plus ne m’a pas parlé, quand bien même j’ai tendu l’oreille… Là encore, images convenues, trop classiques pour se permettre le lyrisme… j’ai apprécié toutefois la brièveté des textes, malgré une écriture somme toute assez « adolescente ».  " Aurore de ses lointaines lumières façonne un beau jour pour presque l'ensemble des textes d’Adelkader Khalef : "Les textes sont structurés de manière originale... des phrases courtes, simples. On sait tout de suite où l'auteur veut nous emmener et il y arrive très bien ! "  
XMatinaux, sous les mots de ses pas dit un Non pour les 3 : "Trois poèmes brefs assez banals !"  Michel a bien raison de dire un oui, il était au carrefour des mots des deux poètes Abdelkader et Monsif, des choses des mots des images des idées même font converger les deux auteurs sur un même lieu. Une perceuse ce Michel ! bien trouvé ! :
"Oui pour tous ces textes. On a l’impression en lisant ces deux auteurs qu’il s’agit du même que le précédent !" Liette est pour le texte Valse vestale uniquement : "Oui à valse vestale mais non aux autres, je ne rentre pas, impression de lire des phrases déjà dites, des sentences sans grande originalité, je ne ressens rien, juste un choix de beaux mots mais qu'est-ce qui se dit, se crie, se chante ? Pas grand chose pour moi, pas de la poésie pour moi."  Gert estime bien le travail d’Abdelkader Khalef alors qu'Eliette écrit à propos de ces textes : "Musical et qui nous berce agréablement ou plutôt nous entraine comme une musique dont on oublie les paroles au profit du rythme : non "   Philippe hésite : "Oui petit et j’arrêterai avant le petit bout final... Une vie... Il y a un propos. Il va quelque part. On marche.  Un peu avec lui. On ne sait pas qu’on va arriver) Peut-être réduire - Tirer vers la trame de sa détresse à cet homme là. Qui au début reste encore un peu légère des images convenues." André même réservé, opte pour un Oui bien visible.


Commentaires sur le texte ¸
Souviens-toi

Laurent pour ce texte, dit :  "NON  « Transes vespérales », « sabre/transperce/absence  »… trop de clichés pour un texte si court… " André note : "oui "  Gert : "Oui… une poésie pure et lumineuse."


Commentaires sur le texte
Nuit

Laurent dit : "Petit oui, pour le rythme et la « chanson qui donne sur le port », malgré le « prélude à la clarté » tellement évident qu’il aurait mérité d’être élagué."  André dit : "Oui, car les deux derniers vers ont un effet de fascination inattendu."  Gert :  " Oui… belle originalité "

Commentaires sur le texte
Valse Vestale

Laurent : "NE SE PRONONCE PAS. Un travail intéressant sur les allitérations et, en le relisant, malgré un non initial, je me suis laissé parfois gagné par le flot, bien que ce genre de lyrisme me laisse généralement froid. Sursaut d’objectivité, donc ! En revanche, certaines images devraient absolument être revues, telles que « spirale infernale », « transe nocturne »,
«
calice de la mélancolie »… bref, à prendre et à jeter dans ce long texte, d’où mon vote."  Aurore cite et commente :
« Je veux au crépuscule des orages
Oublier à l'ombre de tes prunelles
Les tristesses passées et celles à venir.. »

"C'est très touchant, empli de pudeur... On parvient à avoir de l'empathie et nous éprouvons en même temps que l'auteur cette efficace simplicité des sentiments."  Pour André : "Un oui hésitant. Mais la performance scripturale vaut la peine d'être prise en considération."  Liette est pour  ce texte Valse vestale "Oui à valse vestale : je me laisse emporter dans le rythme et la forme de cette valse qui disent une danse, un chant."  Gert dit oui et cite : "chaque strophe nous fascine par la force de ses images, l’auteur manie avec finesse le jeu de complémentarité :
« Entre les voiles de l’insouciance
Et l’inclémence des océans » …
 
« Pour briser le calice de la mélancolie
Et les miroirs des gloires lointaines »"

 

 

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Philippe ROUSSEAU, de  France, 5 textes en prose retenus et commentés  :
Milena et le vol des oiseaux  -  Sarah, le coin noir de ses yeux  -
Vénus, parfum d'attente  - La rose rouge de Léa  -
Brenda et les lacs



Commentaires sur l'ensemble des textes

Coup  de coeur du Comité, tous apprécient l'ensemble de ces textes.
Laurent dit un grand oui pour l'ensemble des textes et il n'a qu'un seul reproche : "Oui à tous les textes de cet auteur, dont j’aime beaucoup le style simple, aussi prosaïque que poétique. Seul petit reproche :la systématicité des prénoms féminins, qui semble un peu artificielle au bout du quatrième." André charmé par cette plume trop " féminine" comme dit Aurore commente: "Oui, une perception fascinante. Une écriture correcte, forte, mesurée et réfléchie. Je souhaite cependant que bientôt cet auteur lâche davantage prise, se débride. J'ai le sentiment qu'en libérant davantage son imagination, il (ou elle) pourrait créer des récits-poèmes vertigineux." Michel apprécie sans restriction les 5 textes et XMatinaux admire bien cette prose dont il dit ceci : "De la prose vraiment poétique, une belle composition de couleurs (noir et rouge) et de densités (liquide et solide) (nuée, lac et statue.) Construction subtile au milieu des 5 prénoms féminins : la vénus antique, avec cette alternance prose-vers, ces quatrains de pentamètres sont secs et tranchants (contrairement à la fluidité générale.) Un grand OUI." Liette est pour un grand oui global : "Cet auteur est mon coup de coeur de cette édition de novembre, l'auteur sait à chaque fois rebondir dans son final, rebondir vers la vie... une histoire se raconte, un rythme se déploie, cette prose poétique est de la poésie, mille fois oui... On dirait que les textes chantent, dansent, volent (et ils ont pleuré aussi, et vivent plus fort.) Merci." Gert relève des textes les différentes facettes d'un fort succès. Philippe dit Oui : "Un texte parti pris d’écriture recherche d’une forme d’un chemin où rêve la réalité sur des sentiments qui se nourrissent de ce que l’auteur écrit, vit, ressent... entreprends."

Commentaires sur le texte
Milena et le vol des oiseaux

Laurent : "Je me suis laissé porter par le charme mélancolique de ce texte, et aussi par les calligrammes. Les images sont parlantes, l’ambiance est prenante."
Aurore : "OUI- Une prose très « féminine »... Une sensibilité extrêmement bien amenée, de l'originalité dans les paragraphes."
Michel : "Descriptif et visuel, c’est original."
Gert : "Une prose réussie, un envol descriptif à souhait. Belle réflexion. Cette prose défile sous notre œil tel un film."


Commentaire sur le texte
Sarah, le coin noir de ses yeux

Laurent : "Grand oui pour ce très beau texte, une suite d’images fortes et originales (« perles enkystées », « narines peaufinées) ; deux âges qui se tendent la main ? "
Aurore : "J'y suis plus sensible que le premier texte... Toutes ces phrases sont colorées, sensuelles, rondes."
Michel : "J’apprécie cette façon de terminer chaque paragraphe par « mais je n’avais pas vu… »"
Gert : "des images bien frappées, une écriture fluide et qui se termine en finesse.
« j’allais fermer les miens, et elle s’éveillait aux reliefs de la vie. »"


Commentaires sur le texte
Vénus, parfum d'attente

Laurent : "J’aime l’alternance de la prose et des quatrains, successions d’impressions qui se soulignent et s’affinent les unes les autres. L’opposition entre l’animé et l’inanimé, la vie et sa représentation/mort ? est un thème intéressant, que l’auteur a traité de manière subtile et sobre."
André : "J'ai été littéralement charmé par "Vénus, parfum d'attente ".
Michel : "OUI. Sans restriction. J’aime la sensualité qui imprègne tout ce texte."
Gert : "Une belle réussite d’écriture, un tour de force qui vaut son pesant d’or."

Commentaires sur le texte
La rose rouge de Léa

Laurent : "J’aime beaucoup. On retrouve un peu l’opposition de « Vénus… » plus haut, entre cette fois l’inanimé qui devient unique source de vie et de mouvement dans ce tableau mortuaire… La description de la rose et de ses frémissements et évolutions est d’une grande sensualité, d’une grande vie… un très beau texte."
Michel : "beau texte. Grande maîtrise de l’image et du mot."
Gert : "ouitoujours cette belle maîtrise de l’écriture et quelle originalité !"
Aurore : "Une belle histoire, la description est réaliste, un « instantané » très doux à lire..."

Commentaires sur le texte
Brenda et les lacs

Laurent : "Conquis dès la deuxième phrase : « Brenda mettait de l’envergure jusque dans ses larmes ». J’aime le long parallèle entre les larmes et l’eau, même si l’image est forcément très classique, mais l’auteur a le bon goût de la présenter de manière rythmée, vivante, développée et assortie de trouvailles intéressantes, comme la mention des perles, du gouffre, l’échappée dans les montagnes, le parallèles avec les hauteurs… et j’aime particulièrement la fin :
« quant à pleurer au fond de l’eau ce n’est plus nécessaire. »"
Aurore : "Des petites « nouvelles » attachantes où l'écriture est vraiment très belle ! "
Michel : " Belle imagination, superbe maîtrise, là aussi. Grand plaisir de lire de tels auteurs."
Gert : "un style vraiment bien maitrisé, toujours aussi fascinant et original. Quel imaginaire!"



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Ghislain Hammer, de France, un texte retenu et commenté :
Le parfum du Miasme


Commentaires sur le texte
Le parfum du Miasme


Laurent : "Petit oui, pour l’humour féroce du texte, les métaphores cyniques. L’académisme de cet auteur ne m’a pas touché; alexandrins, rimes, images, champ lexical précieux et lyrique… J’avoue que cette approche figée de la poésie me laisse de marbre." Aurore dit oui mais sans commentaire. André accuse l'auteur d'un tas de maux faits aux mots, il lui conseille de briser les chaînes formelles dont il les attache. "Non. L'alexandrin ne justifie pas une expression vieillotte. Vers 1850, j'aurais sans doute dit oui. De belles coulées mais aussi des passages poussifs et certaines associations douteuses (ex; salon cardiaque...). Les idées exprimées manquent de vigueurs et de mystère. Cet auteur a certainement beaucoup de qualités mais il lui faut absolument sortir du piège formel ou il s'enferme." Quant à XMatinaux optimiste, il capitule en relevant quelques maladresses : "Choix prometteur de l’alexandrin et du sonnet classique, 1° sonnet impeccable… et puis la correction, indispensable dans ce style, s’évanouit de plus en plus :  prosaime : « tu m’as cassé les pieds » Incorrection «j’ai souvent désiré à ce que ; » Plusieurs alexandrins de 13 ou 14 pieds."  Michel est pour une publication intégrale :
"parce qu'Écrire aujourd’hui, être capable d’écrire aujourd’hui en alexandrins oblige le lecteur à une certaine admiration… Tant de technique au service d’un lyrisme contenu et d’une vraie émotion. Pour moi, je vote pour une publication intégrale."
Pour Liette ces textes sont muets, c'est de l'inaudible effort ! : "J'avais du mal à la première lecture, j'en ai toujours autant! Non global! Je n'aime pas ses titres, ça veut nous épater, ça m'agace, m'indiffère oui c'est écrit en vers, oui c'est bien écrit, oui il y a de l'humour, mais pas mon humour, ça ne me parle pas... il est comme trop bien écrit, dans un carcan... il emprisonne le rythme, le fige et l'émotion est coupée, comme envolée j'attends d'avantage de la poésie... pour moi ceci n'en est pas." Gert sourit "Au parfum de Miasme" : "Oui… toujours ce même style mais sa façon d’aborder le sujet me fait sourire." Commentaires d' Eliette : "Je ne retiens que « Le parfum de miasme » ! Oui. Extraordinairement cynique et cruel, mais si vrai !" Philippe évoquant la perte des mots reproche à l'auteur ceci : "Non. Je ne parviens pas à croire. L'auteur se cache sous le pied, sous la rime, sous le compte, sous les expressions ... Élision que je n’entends pas sonner comme j’aime. Pas simple de “pietifier” la mise en pied au risque de se perdre dans le comptage... l’exercice prévaut sur la lecture finale....?  Ce n’est pas notre langue naturelle... Faut du travail pour parvenir à sortir de la forme même si on a l’impression que ça chante que ça rythme. Les mots pour moi aujourd'hui sont perdus dans l’encaustique de l'alexandrin ... "

 

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Et venez au Salon de lecture, vous relaxer au vent du Maroc
avec  quelques contes et nouvelles de Moha Souag

Ali Iken pour Francopolis novembre 2010 et le Comité de lecture

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Créé le 1 mars 2002