LA CERISE SUR LE GÂTEAU
Au
repas de Noël, le serveur a mangé la cerise sur le gâteau.
Aux yeux et à la barbe des clients.
Personne
ne s’en était aperçu.
Sauf le petit garçon qui s’est mis à pleurer.
On
lui demanda pourquoi il pleurait.
Il répondit qu’il voulait la même cerise que celle du gâteau
de la table voisine.
On
appela le serveur qui jura qu’il n’y avait jamais eu de cerise
sur ce gâteau.
Alors
le petit garçon prit la part du gâteau que sa mère venait de lui donner et
la balança dans la figure du serveur.
On
punit le petit garçon.
-
LE BILBOQUET
Le
bilboquet a chuté sur la moquette en un bruit mat.
La cordelette s’est cassée ; elle s’est enroulée autour de la boule
comme pour la protéger dans sa chute.
L’enfant
s’est réveillé, intrigué du spectacle.
Il s’est levé ; il est allé ramasser l’objet et le prit dans ses bras
et puis il est retourné se coucher. Et s’est endormi.
Le
lendemain, le bilboquet était comme d’habitude, prêt à fonctionner.
La cordelette bien à sa place et la boule sur son support.
Et l’enfant ne se souvenait de rien.
-
LE PONEY
Le
poney que l’enfant avait dessiné sur la feuille de papier se trouvait
colorié d’une couleur qu’il n’aimait pas.
Il
trouva alors dans le cartable de l’enfant un crayon d’une couleur qui lui
plut. Il s’en barbouilla le corps. Quand l’enfant montra son dessin à la
maîtresse, il obtint la meilleure note de la classe.
Souvent
les artistes peintres se font dominer par leur sujet.
-
LE PÈRE NOËL
Le père Noël avait perdu sa hotte
chargée de tous les jouets pour la nuit du 24 décembre.
Un petit garçon du village qui
se prénommait Petit-Paul sut la retrouver. Devant tant de jouets il ne put
résister et il en prit plusieurs sans rien dire à
personne. Il les cacha sous son lit, c’était pour lui les plus beaux jouets
qu’il eut jamais eus.
Le père Noël qui savait tout sur tout
s’en aperçut en reprenant sa hotte.
Au matin de Noël, pour la première
fois, Petit-Paul n’eut aucun jouet au pied de l’arbre.
L’année suivante, il ne crut plus au
père Noël !
-
L’ARBRE
L’arbre
a été déraciné par la tempête de cette nuit. Il gît au sol de tout son
long.
À
le voir couché ainsi tout le monde fut étonné de sa grandeur. Les jeunes
enfants en profitèrent pour se faufiler entre les branches, exploit qu’ils
ne pouvaient pas faire quand il était debout.
À
la fin de la semaine, un des garçons fit remarquer à son père que l’arbre
était tout en fleurs. C’était étonnant, d’autant que ce n’était pas la
saison et que ses racines étaient à l’air libre !
On
fit venir le jardinier du village qui ne comprit rien à ce qu’il voyait.
Il
en conclut, un peu bêtement, que cela devait venir du fait des racines qui
respiraient le bon air de la campagne.
On
hésita longtemps à faire venir l’équarrisseur, pensez donc, cet arbre était
trop en vie pour le couper en morceaux !
Un
gamin eut l’idée de planter une de ses racines à son ancienne place.
Le mois n’était pas passé que cette pousse prit racine. Le plus étrange,
c’est qu’ensuite l’arbre abattu perdit ses fleurs, se dessécha et voyant
cela, on n’eut plus aucun scrupule à le découper en bûches pour le feu.
-
|