LECTURE - CHRONIQUE 

 

 

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LECTURES -CHRONIQUES

L’OBSCURITÉ A NEIGÉ
Guy Jean et Baudoin

L’obscurité a neigé est une version revue et améliorée de les blanches feuilles où dansent nos âmes
Publié originalement aux Écrits des Hautes-Terres, en 2005, l’ouvrage était présenté dans un format d’ouvrage régulier.

Au fil des années, le désir d’en faire une nouvelle version,
laissant les dessins vivre dans un format un peu plus grand, s’est manifesté.

Avec la réédition, sous la bannière de Neige-Galerie, ils ont ainsi créé une œuvre livrée différemment.
« On voulait faire un bel objet », explique l’écrivain gatinois.

 

Suivre l’amitié et la complicité entre un poète
et un dessinateur.

BD, poésie et arts,
nous donne à suivre côte à côte les deux artistes, Jean et Baudoin, ils s’influencent tout en poursuivant leurs propres –lignes mélodiques – en mots et en dessins. On reconnait la ligne et le trait de Baudoin, on reconnait la griffe et les textures des mots de Guy Jean. 
(Communiqué NEIGE GALERIE)

Et je ne peux que féliciter cette maison d’édition
de nous offrir cette œuvre dans le plus grand respect de l’art
de l’un et de l’autre.

Oui, ce livre de poèmes et dessins,
est une rencontre de mots et de paysages, d’émotions et de sensations,
de silence et de cri et exige une mise en page aérée,
des espaces pour la respiration, pour l’arrêt sur image
et l’émotion du poème.

Oui, je suis visuel et malheureusement, peu de maisons d’édition ont cette délicate attention d’offrir au lecteur un visuel aéré si essentiel à la lecture du poème. Ici le livre nous incite à cet arrêt sur chaque page.

L’OBSCURITÉ A NEIGÉ

 

obscurite.jpg


oui, l’obscurité a neigé est une reprise de la rencontre
du poète Guy Jean et de l’illustrateur Baudoin,
(publié en 2005 sous le titre :
 Les blanches feuilles ou dansent nos âmes, paru en 2005).

Oui, une nouvelle édition de la maison Neige-Galerie, dans le plus grand respect de l’art entre un poète et un dessinateur,

leur complicité et amitié.

(Oui et j’ai sous les yeux, les deux éditions et je redécouvre l’œuvre, je découvre en plus, cette complicité entre le poète et l’illustrateur, leur grande amitié. Honnêtement je suis sans voix devant la qualité de cette édition qui donne un tout autre regard poétique.

(Le format des pages (225 X 315cm) et la qualité des images et du papier,
 raconte la même histoire et pourtant, notre regard et réception
est sous le charme d’un poésie nouvelle et enveloppante.

Comme quoi la poésie ne vieillit pas…
Tout au long de ce recueil, on respire cette amitié, cette complicité entre le dessinateur et le poète et leur grande sensibilité et ouverture au monde.
C’est le genre de livre qu’on laisse à découvert juste pour le plaisir du visuel
et cette gorgée pétillante au quotidien

**

Dès la première page, on s’envole, on décolle,
on part en voyage :


   Nous partirons en voyage
   La route s’enroulera dans nos yeux
   envieux

         les espaces trop vastes pour nos pupilles

….
                         Peut-on tomber en bas d’un paysage
                      s’enfoncer dans le pays
                      se noyer du parfum de l’amante
                      les jours tristes d’une musique trop belle
                      pour partir ?


Une chose est sûr… avec ce recueil… il y a de quoi tomber, non de sa chaise mais comme ce poète dit si bien : oui tomber mais dans ce paysage poétiquement et en devenir accroc.

 

Et en tournant lentement les pages, on voit se défiler, les dessins, pleine page. Le poème glisse sur cette belle complicité entre ces deux artistes. Un coup de crayon et le poème se dessine en mots et en images. Et tout au long de ce recueil, le questionnement se poursuit tout en finesse.


      

N’as-tu vu que mouvement de passage
graffiti sur ma nuit ?
     
Une musique de tango
      déchire le cœur de langueurs anciennes
      ta noire crinière caresse mon regard

 

tango2017.jpg


(Le visuel de ces photos est loin de la perfection du visuel
pleine page dans ce recueil)

le tout est offert en grand format cahier
Et tous les textes et les dessins, pleine page.

 

C’est vraiment fascinant et un réel plaisir de feuilleter ces pages lentement et goûter leur complicité : les mots dessinent l’image et l’image traduit l’émotion du texte. Ce rapport de complicité est la force de ce livre… son originalité et je pourrais vous en parler pendant des heures… mais faut le voir pour y croire.

 

Même si vous connaissez ce recueil de poésie, Les blanches feuilles ou dansent mon âme sortie en 2005, n’hésitez pas à le redécouvrir sous cette nouvelle publication.

 



C’est un peu comme une maison qui change de propriétaire… il rénove, repeint les murs, donne du relief aux fenêtres, quelques changements et on redécouvre une nouvelle maison… il suffit de peu parfois pour donner vie et beauté et ici avec la maison Neige Galerie, c’est vraiment à re-découvrir et la poésie et les dessins qui sont oui, pleine page, oui, noir et blanc mais très précis et tout en contraste.


Et qui aurait cru, pour ne pas briser l’harmonie de cette création, cette complicité, cette amitié entre l’auteur et le dessinateur, les textes sont écrits à la main.

 

Un détail me direz-vous mais qui donne toute une autre vision et sensation de lecture et de présence.


Ici, au Québec, souvent, on se dit cette année, LE film à voir, est… et bien en 2017, le livre à découvrir à travers la planète et à feuilleter lentement est : Ce nouveau recueil, L’OBSCURITÈ A NEIGÉ,


N’hésitez surtout pas à découvrir cette complicité entre l’écrivain et le dessinateur, c’est à couper le souffle. Le tout est si bien aéré qu’il nous donne l’impression de marcher librement entre les mots et de respirer d’une image à l’autre.

Les dessins nous font saliver et les mots nous mettent en appétit et on déguste chaque page lentement comme pour allonger notre plaisir.

obscurite-neige.jpg

texte1-GuyJean.jpg
(et chaque poème est écrit à la main)

 

 

 

 

 

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(désolée pour la qualité médiocre des images reproduites ici ) 

(Ils ouvraient le grand cahier noir, le même chaque fois, et débutait l’exercice de création, installé à la table de cuisine de l’écrivain. Guy Jean écrivait à gauche. Edmond Beaudoin faisait aller son crayon sur la page de droite.

«On s’influençait l’un et l’autre», explique Guy Jean.
Une trentaine de minutes et Guy Jean pondait des vers et des proses,
tandis que les traits d’Edmond Beaudoin se transformaient en dessins 
»



***

Oui, on s’y promène d’une page à l’autre et chaque poème trace la route d’un dessin à l’autre, comme ces gouttes d’eau musicales d’un érable à l’autre qui dessine notre printemps.


Et ça ne s’arrête pas ici cette poésie, même la présentation de ces artistes est artistiquement dessinée par le dessinateur. Oui, un livre mais non relié qui nous permet de tourner les pages à plat, sur la table, et les exposer ou bon nous semble. 
(Le travail du portrait est un travail sur soi,
au centre de soi, n’y-a-t’il pas tous les autres.)


** en apprendre plus ici sur cette relation entre le peintre et le poète.
INFO CULTURE 
Info07.com/culture2017/2/24/improviser-vers—proses-et-traits-de-crayon


***

Edmond Beaudoin (France) est né à Nice. Bédéiste de réputation internationale
Il compte à son actif une quarantaine d’album. Reconnu pour une mise en page très expressive, un dessin brut et des images percutantes, il a obtenu plusieurs prix et mentions. Voir ses publications



 

Guy Jean, (Québec)
Un Être disponible, face-à-face, abandonnant tout impératif et l’activité qui rassure et donne l’illusion d’accomplir sa vie. Être dans l’inutilité, là ou l’esprit se pose, s’arrête en la matière.
Né sur les bords de la baie des Chaleurs, il vit présentement en Outaouais. Il est très engagé dans le développement des lettres – a été président de l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais et de la Corporation du Salon des régions du livre. Il multiplie les participations à des ouvrages collectifs.

 

***
Remerciements
Les auteurs remercient Violette Lise Dugay
qui a pris l’initiative de cette nouvelle édition et Christian Quesnel pour sa direction artistique du projet.


Et moi, je dis Bravo à cette maison d’édition Neige Galerie pour leur grande générosité et leur amour poétique qui nous offre un tout autre regard sur la poésie.

**


Oui, j’aurais aimé aussi vous présenté un autre livre de cette maison d’édition et d’une originalité à couper le souflle : Gerhardt Gott, Carnet du vide, (en 3 langues français, anglais et néerlandais), oui lui aussi grand format et rempli pleine page du visuel, en couleur… et de courts poèmes mais qui valent leur pesant d’or. Juste pour vous mettre l’eau à la bouche, on lit à l’endos :
       Ce n’est pas une histoire illustrée, c’est un trou béant
       qui laisse entrer la lumière dans notre conscience,
       ramenant la vie sur la ligne de front
(Laure Waridel, éco-sociologue, auteure et co-fondatrice d’Équiterre.)

Le temps me manque pour ce mois-ci mais je vous en reparle le mois prochain… c’est un genre de livre qui donne tant à voir et lire et d’une telle puissance d’écriture et d’images que les pages se tournent aux compte-gouttes.

****

Maison d’édition, Neige Galerie
L’obscurité a neigé, Guy Jean et Baudoin

Un grand merci
et doublement de servir si bien ces poètes, et choyer vos lecteurs, rare sont les maisons d’Éditions qui ont un tel respect de la poésie.

Visiter le site du dessinateur Edmond Baudoin

Visiter le site du poète Guy Jean


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et,  un léger coup d’œil sur le prochain livre à être présenté à Francopolis en juin

(voir cette présentation de la maison Neige Galerie, et ainsi prendre le pouls de cette poésie à couper le souffle tant par la qualité des images et des textes qui active nos neurones pour la réflexion.
Gerhardt Gott, Carnet du vide

 

 

Gertrude Millaire
fascinée, éblouie et comblée
mai 2017

 

 


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Créé le 1 mars 2002

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