Toute l’équipe de
Francopolis exprime ses condoléances et sa compassion à
notre amie et
collègue, Eliette Vialle, son épouse. Qu’elle soit
remerciée d’avoir
trouvé la force de nous offrir ces quelques poèmes de
lui, tirés de
carnets de toute jeunesse (16-18 ans) ; ils relèvent sans
doute des exercices adolescents d’un amoureux des grandes plumes de la
poésie moderne française, mais témoignent aussi
d’une vocation qui se
cherche avec autant de grâce que d’obstination, et attestent un
talent
indéniable : il est d’autant plus émouvant de nous rendre
ainsi
complices de cette intrusion dans le laboratoire d’un jeune auteur, et
témoins de la gestation d’un poète, alors qu’il n’est
déjà plus, comme
si la lumière qui nous parvient de lui a dû parcourir une
immense
distance interstellaire… Que cette œuvre inaccomplie puisse être,
un
jour, reconstituée, pour le partage de tous, au banquet virtuel
des
muses dont nous nous targuons d’être, parfois, invités.
Hommage à lui !
Chère
Eliette,
Ce
dénouement était sans doute à craindre et une fois
arrivée là, tu dois te sentir vidée, après
tout ce combat et cette souffrance ; avez-vous pu faire vos
adieux ? J’espère aussi que tu es entourée et ne
passes pas seule ces moments douloureux. Mes pensées
t’accompagnent.
Quand
tu auras passé le cap du plus dur, et seras plus sereine, tu
devrais faire une sélection des poèmes de ton
époux et une présentation pour la rubrique
l’Invité au salon. Nous l’honorerons ainsi et nos hommages
devraient mettre un peu de baume sur ton cœur.
Bien
à toi, chère amie, avec tout mon soutien.
Dana Shishmanian
***
Chère
Éliette,
De tout cœur avec toi. Les
mots perdent de leur effet, c'est un tel
drame de voir la personne de sa vie s'en aller.
La revue de janvier
l'honorera et c'est bien.
Tu as
montré un tel courage que l'on ne peut qu'être
ému et te souhaiter un retour à une vie apaisée
après tous ces mois de souffrance.
Je t'embrasse. Je pense à toi
Michel
***
Chère
Éliette,
bien que nous savions que le
tout se déroulerait ainsi, il n'en
demeure pas moins que l'annonce du décès de Christian,
XMatinaux laisse un vide... cette mort annoncée me plonge dans
un état second. Oui c'est la fin de ses souffrances et aussi des
tiennes dans un sens mais c'est aussi un deuil à vivre.
Je suis de tout coeur avec
toi dans ce moment, et bien que je ne
pourrai être présente aux obsèques, ma
pensée t'accompagne.
Sois courageuse chère Éliette,
amitiés
Gerty
***
Chère Eliette,
Je me
rends compte que je ne
connaissais pas un seul poème de ton époux, et je ne
savais pas non plus que votre lieu d'habitation était Aix en
Provence, à 2 h
de route de chez nous (moi-même et Cristina).
Nous aurions pu nous
rencontrer. Au sein de Francopolis, nous
convergeons à la clarté des poèmes, nous sommes
probablement très différents mais un même amour
nous réunit à travers les territoires qu'auscultent et
remembrent les mots du poème. Telle est notre fratrie. Je suis
d'autant plus triste que je viens d'apprendre le décès
d'un de mes amis très chers (57 ans). Des vides, nous restons
avec des vides emplis de souvenirs, de sentiments et d'aventures
difficilement traduisibles. Nous aussi nous plieront bagages, et nous
rejoindrons en l'espace d'un éclair notre néant
saturé de rêves. Une seule chose importe : donner, donner
jusqu'à son dernier souffle.
Je t'embrasse tendrement,
André
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