Proposez-nous vos créations
graphiques empreintes de poésie

ACCUEIL


ARCHIVES : CRÉAPHONIE

Sylvie Domenjoud - Marie-Paule Barco - Michel Devillers... et plu


JEANNE GERVAL AROUFF

une artiste totale

============================================================================

Photo : © Anjanita Mahadoo

Faire découvrir aux lecteurs de Francopolis la personnalité et l’œuvre de Jeanne Gerval ARouff – plasticienne, cinéaste, musicienne, poète, auteur d’installations multi-arts et multi-techniques – n’est sûrement pas possible d’un seul coup. Aussi ces quelques lignes accompagnatrices d’un poème, d’une image-mandala et d’une photo ne sont-elles qu’une introduction : je me propose d’y revenir. Mais nous sommes au printemps, et notre humanité en déroute comme cette terre qui fait des siennes avec le climat – sous notre mauvaise influence ou non, allez savoir – ont besoin de guérison.

Jeanne en connaît le secret.

Cette pure mauricienne qui a su faire de son insularité une valeur d’universalité, qui a pratiqué tous les arts et beaucoup de métiers, en un élan d’embrassade totale de la créativité humaine,  qui écrit en plusieurs langues, nous offre, au travers d’un mince recueil, à glisser dans sa poche près du cœur, 12 poèmes-prières de guérison. Des incantations. Des offrandes. Des actons de grâces. Des espérances à s’en nourrir dans la plus noire détresse, dans la plus totale invalidité. Des pensées sans mots à élever vers l’inconnu quand on ne peut plus penser, plus parler, plus même cligner des yeux.

Une guérison secrète, invisible à l’œil nu, s’opère alors.

Lire
Healing (Éditions du Totem, 2010) vous transporte au cœur de ce mystère.

Et rien ne va mieux avec ce recueil écrit en anglais, très peu connu, dont j’ai la rare occasion de pouvoir vous livrer ici quelques poèmes...

The Tree

The night you offered

To take me on a tour,
Flowers, imagined as suggested,
Passeroses, Gerberas and Marguerites, 
my favourites,

kept sweeping the prairies 
you planting in my soul.

 “Walk towards the huge Pine-tree”,

you said,

one you imagination
had raised up in mine.
You were taking me back
to  my childhood in ‘Mon Refuge’ –

did you know? –

to the one tree rising high,
right in the centre of the greens,
stretching my soul in the skies 

Trunk and legs merged

as I hugged the Pine-tree;

roots breaking through the layers
of Earth, as prompted,
stretching down to the Flood of Life.
I am the tree,
Living at both ends.
Reborn!


***

Watch out!

To you, my friend,
whose days are salty with tears,
thrashed against life’s rocky shores,

To you, my friend,
whose gloom hangs low

in spite of the rising sun,

Behold!
Clouds come and go,
the waves,
the whole universe,

never stand still

to the fervent watcher,
the moment
sweeping away all burdens.

The Passeroses,
Seventy on your garden’s only shrub,
Blooming just for you, my friend!

The healing is in the watching.


***

Et rien ne va mieux que la reproduction d’une réalisation plastique de Jeanne datée du 16 avril 2012, ainsi que l’une de ses photos florales, le tout, avec ses propres mots en guise de commentaire. Je la remercie de m’avoir confié ces pensées qui nous expliquent, ainsi qu’elle le disait dans une interview : « Toute mon œuvre est comme ça, en gestation ».

Elle pourrait dire aussi (extrait de la même interview) : « Je vois ici un arbre qui maintenant pousse dans toutes les directions. »

Bon printemps, Jeanne !



Traces – pérégrinations : 1936 – 2012

« La QUÊTE mérite bien ce sursaut... ce parchemin de mon jardin intérieur…

A un moment des plus difficiles, dans des conditions de réalisation physique inespérée, à l'espace physique de création réduit, avec un support et des matériaux quasi-inexistants, j'ai tenté - par un besoin intérieur irrépressible - de réaliser, avec les rares moyens du bord, défiant les techniques traditionnelles, ce parchemin-composite, pour dire ma QUÊTE. Si tu connaissais mon travail en toutes disciplines, tu reconnaîtrais ces "signes", symboles en quête d'osmose, icônes glanées des méridiens multiples de ma cosmogonie intérieure, métisse que je suis, à multiples ascendances.

Les mots qui y sont inscrits sont:

                   QUI JE?

                   QUÊTE.

                   ERRANCE (aux lettres inversées par endroits). 

                   JE SUIS UN.

C'est toute mon expérience, qui se nomme: TRACES - PÉRÉGRINATIONS 1936-2012. » (mai 2012)

 



« Je voudrais voir dans DROPS, l'illustration de From the withered tree, a flower blooms, certitude de Shoyo Roku, mille fois cité par Charlotte Joko Beck, auteure de Everyday Zen, et, qu'à mon âge, et en mon état physique: the withered tree, je garde espoir de réaliser! » (décembre 2012)


Quelques liens :

- Île en île :  VIDEO :  Entretien de 38 minutes réalisé chez l'auteure à Floréal (Île Maurice) par Thomas C. Spear le 22 juin 2009 - Mes influences - Mon quartier- Mon enfance- Mon œuvre- La plasticienne- L'Insularité

-
Articles dans lexpress.mu : Jeanne Gerval ARouff joue à pile ou face

-
Ses livres sur Amazon.com

  Jeanne Gerval  ARouff
Revue Francopolis Mai 2013
recherche Dana Shishmanian

 

 
               Vous voulez nous envoyer des créations ?


Vous pouvez soumettre vos créations à Francopolis par courrier électronique à l’adresse suivante :

 contact@francopolis.net


Créé le 1 mars 2002


visiteurs
depuis le 15 mars 2005

A visionner avec Internet Explorer