Billet d'humour ou ballade d'humeur
Ici dire vaut mieux

que se taire...










 
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septembre 2006

  Aphorismes    

  


par Aaron de Najran

-Prononcer vingt-cinq aphorismes par jour et ajouter- : «Tout est là» (Jules Renard)

 


LES APHORISMES  GUILLAUME POUTRAIN

Critique, préviens la tour de contrôle
Rêveur, sors de ton cockpit

La poésie est en flammes!                                                                                

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Le premier artiste de l'humanité fut celui qui représenta une scène de chasse rupestre. Le premier religieux fut celui qui octroya un pouvoir à cette peinture. Le premier bourgeois fut celui qui considéra l’œuvre comme un élément de décoration.
Et le vainqueur est...

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Ironiser détruit. Philosopher disperse. Rêver construit.

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Hirondelle au sac rempli de verdure. Elle glisse au-dessus du marché, son fuselage abîmé par l’absinthe d’un sourire.

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Le vieux poète se méfie du délire. Il noue ses mots, les attache bien les uns aux autres, ficelle le tout et s'en va tenant le monde par-dessus son épaule.

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Sur la voie de la sagesse, même le silence devient banal. Il faut se taire, pourtant.

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La ponctuation boutonne la phrase. Un rien habille celle du poète !

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Chaque jour, te relire entre mes bras, mon amour !


tiré de "LA POESIE EST  EN FLAMMES"
 

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LES APHORISMES  DE MICHEL OSTERTAG

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Champagne pour tout le monde ! Chaque bulle comme autant de points d’exclamations.

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Victor Hugo : la grosse bertha de la poésie française.

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Le rêve du facteur : lire toutes les lettres d’amour qu’il dépose dans les boîtes.

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Un souvenir d’enfance pour tout viatique.

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Trouver une femme belle et qui ne sache pas qu’elle l’est !


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LES APHORISMES DE JEAN-JACQUES DORIO

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UN POÈME DE ZÉRO MOT
J’en ai déjà trop dit.

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UNE VALISE QUI ATTEND SON TRAIN c’est un peu comme un passant qui attend sa dernière heure Heureusement les trains ont quelquefois du retard.

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TOUT DIRE TOUT ÉCRIRE. Course à l’infini. Course à l’âne. Cependant que l’on vide son sac. Un autre à côté se remplit.

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LE MONDE ET LE LIVRE se renvoient la balle –balle de chiffon pour les chiffonniers- balle de fusil pour les fusillés- balle de blé pour les affamés.


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LES APHORISMES DE ANTOINE EMAZ

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Un poète, c'est peut-être quelqu'un qui, à tort ou à raison, veut des mots là où il n'y en a pas - et pour cause.

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On écrit de tout ce qu'on est, de tout son poids.

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Répéter le mot l'use, le creuse et le renforce, ou bien il casse.

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Désorienté. Ne plus savoir par quel bout se prendre.

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Noter, c'est comme être à côté. On sait que l'on n'a pas la meilleure place, mais à un moment, peut-être, on aura le meilleur angle de vue.
Noter, c'est un travail de photographe. Penser, c'est du cinéma.

tiré de À vrai dire
© Antoine Emaz - L'Atelier Contemporain, n° 1.



choix de Jean-Marc La Frenière
pour francopolis septembre 2006

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Créé le 1 mars 2002

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