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La terre s'est tue Dans la pierre Dans le vent Dans chaque particule
vivante L'attente gonflait les
veines d'un sang noir et ferreux Intime cohésion du
langage Quand la main ne sait
plus où chercher ses mots Et là Sur la pierre froide Allongée Nue La forêt a allongé son
silence Jusque dans les mousses -empreinte figée de la
bête s'en allant boire- Elle a ouvert ses lèvres
et dans le feuillage A commencé une danse
sans nom Nue Posée à même le froid
des pierres Dans le tremblement du
feuillage éteint S'élève une voix humide -des yeux et des lèvres
pour entendre- Nue Elle brise l'écho
songeur D'un mouvement de hanches Et l'arbre et la branche
et la feuille se souviennent de son nom -la chair garde
l'empreinte- Je reste interdit à
l'orée de ses songes ----------> Texte 2 - La terre est nue
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Créé le 1 mars 2002
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