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elle se présente à vous.
Je marchais de l’aube jusqu’à l’aube La ville dormissante, le ciel introuvable Des squares cachés sous les portes cochères Je te cherchais D’autres loups venaient Des sourires rugissants au bout de leurs doigts Des manteaux longs pour éteindre le froid Mais c’est toi que je cherchais Il fallait voir les bagages éventrés De ceux qui revenaient Par les rues aux arcades singulières Et entendre les cris des femmes Consolidant les ponts Là où le fleuve écorchait sans relâche Les flancs mous des poupées de la nuit A force de marcher j’étais maigre J’avais perdu mes détails Mes yeux s’étiraient s’étrécissaient Tant je te cherchais Les bassins des jardins se vidaient Les enfants se pressaient sur le bord Rugissant des voiliers au bout de leurs doigts Sans savoir que je te cherchais Puis ma peau a reconnu ta peau L’espace s’est solidifié La chambre s’est reconstruite La dernière ecchymose a glissé sous le lit Tu savais que je te cherchais *** ->
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Créé le 1 mars 2002
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