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Il regarde cette femme non comme une femme mais comme un poème une lumière est allumée pour que l’on n’oublie pas où se cache la beauté et voici qu’il tricote un manteau d’évidence pour habiller ses nuits
Sur la mer encombrée d’oreillers l’émotion est sincère la momie du voyage exige le goût du sang et s’attache au rayonnement de l’or les oiseaux échangent leur plumage contre un gant noir un mariage avec la lumière leur paraît trop facile demain nous ferons commerce de barrières peintes en bleu Elle sème la beauté et
le rêve prompt à jouir et à punir. Sur sa table de dessinatrice
une petite chouette des bois à l’œil luisant guette les cochenilles
sanguinaires et toute trace d’émotion.
L’instinct floral du miroir griffe son sourire qui court avec les lézards sur les pierres bleues Il se met à tourner pour attraper sa queue et finit par s’enfermer dans ses yeux
Sur le toboggan de la lune, je réinvente le corps féminin sans aucune protection. Vais-je enfin connaître l’énergie de l’arbre qui saigne comme l’oiseau ? Je rallume la lampe en face de la bibliothèque et j’entends la respiration ou plutôt le raclement des semelles de l’ange sur mes cheveux. Je rejette la tête en arrière et ferme les yeux : c’est toujours le même vieux cliché du ciel et de l’infini qui passe et repasse. Le chat noir fait le gros dos et j’observe cette façon bien étrange qu’il a de guetter la course des étoiles. Il sait sûrement de quoi se nourrit le loup.
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Créé le 1 mars 2002
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