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elle se présente à vous.
Je n'ai pas volé de feu moi, j'ai les mains froides pas d'amour pour les vieilles Mortelles qu'elles perpétuent leur marche folle! Je m'arrête. Là je me courbe pour humer l'odeur poisseuse de nos bourbiers Là, il y a quelque chose qui remue, sous la crasse, oh vestige de la chaleur maternelle! C'est un ovaire croupi dans la fange, et que je prends chaud entre mes mains, et que je fourre dans la poche de mon veston, marchons ensemble, rattrapons le Temps! On avance plus vite quand le coeur est fertile et qu'y pousse l'amour pour le prochain exécrable! On avance plus vite avec un bout de mère dans la poche, tout près du coeur. Marchons, mais déjà je me sens faiblir, et seule, mais encore, je sens un grand vide! J'ai peur, je porte la main contre le sein qui me reste -perdez une mère et c'est un sein qu'on vous ôte- je tâte la poche où palpite un ovaire, l'oeuf n'y est plus, je me sens défaillir, mes doigts fouillent fébriles, effrayés ils découvrent, là au fond de la poche, un trou, et c'est le vide.
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Créé le 1 mars 2002
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