Ali
IKEN sélection février
2005
il se présente à vous.
Je ne sais plus si
de ma surface des eaux brisée
en carreaux grisâtres
de glaces salées
par l’angoisse d’un matin d’automne
tes chants de ville pourraient encore
revoir et conter l’oubli de mes antres
tes armures de silence par quoi
souvent toutes mes choses arrivent
je ne sais plus si encore tu pourrais les offrir
dans l’au-delà des vitres
aux confins des larves que j’affranchis
trempé dans tes plaintes
des doigts des vents
éclats de mes peines
emportés par la clef de dire
le secret d' un sillage
Je ne sais si je pourrais encore
étendre mes cultes étanches
aux temps aigus sous mes amas de sable
tout le long de ton vertige
à la joie d'un sang
dilué sur tes pages
toi qui tu te fais rare
au sein de l'auréole des faces
agenda de mes cendres
Je ne sais plus si
l’épée adulée de ton dessein
en graffitis de mémoire debout
hanterait encore l’ombre vierge de mon serment
mais j’attendrai toujours mes nuits
dans l’incertitude parfumée de mes jours
pour encore rêver
le long des denses rives de mon erreur
de l’astral fusion de nos cœurs qui se sont aimés.
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