de Jean Guy, sélection août 2003
:
Là-bas il est un pôle au-delà des miroirs
Où nul ni toi ni moi n’étions jamais allés
Un grand lac argenté immense déversoir
Des rêves de nos jours et d’amours entêtés
Et tout au long des jours nous fîmes le voyage
De saison en saison de rivière en rivière
Une main sur le cœur des mots pour tout bagage
Hier c’était demain c’était toujours hier
O douloureux printemps ce frisson sur la peau
Mais pouvait-on savoir où menait la rivière
Sur ces étangs gelés on avait la manière
Pour trafiquer les cartes un cœur pour le carreau
Qui possédait le roi qui possédait la dame
J’avais peut-être l’as et toi tu avais beau
Rire ou pleurer chanter et même rendre l’âme
On a jamais raison au jeu du bonneteau
Et le temps a passé par delà les miroirs
Nous avons refermé nos étranges grimoires
Et dispersé nos rêves nos amours entêtés
Il fait beau ce matin un vent doux s’est levé
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