de Jean Guy, sélection août 2003
:
la nuit a ravagé le jour
et nos souvenirs
pluies acides de l’absence
les chevaux du manège ont arrêté leur course
le vieil orgue de foire a replié ses cartes
et d’une vaine enfance oublieuse il ne reste
qu’un triste préau vide et des bancs sans mémoire
tu vois il fallait bien que le temps se démaille
comme un manteau de laine quand il a trop servi
qu’on jette après l’hiver au beau milieu d’avril
quand le soleil revient par dessus les toits gris
la nuit a ravagé le jour
et nos souvenirs
pluies acides de l’absence
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