de Ludovic Kaspar
, sélection mai 2005
Il se présente
à vous.
J'aime la nuit autoroute vers le Nord droite,
accélératrice d'horizons gelés
astiquant ses yeux de goudron, sous le regard d'un boisé d’une lune.
La nuit pause et ses filantes ressuscitent la beauté factice
des stations-service,
ports d'attache pour humains fourbus de conduites sans fin
porte de voiture claquée dans un bruit sourd : celui d’une belle berline; que j'embarque à la volée.
Remplis un plein pour rouler,
Rouler vers la nuit où j'attends quelqu'un que je n'attendais pas.
Celui là me double ; hors de portée.
L'aube basse berce la nuit finalement pour qu'elle s'endorme
à Copenhague.
Parce qu'on chante jour et nuit
Dans les rues de Copenhague
Ville où je m’arrête en panne de mélancolie.
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