de Louve Mathieu, sélection
octobre 2003
Elle se présente à
vous.
Je vais finir par la tuer
Lentement
La vider de ses larmes
Veine par veine
Jusqu'à son dernier soupir
Marquée et condamnée
Portant la marque sur toute sa peau
Elle est de celles dont les mots ferment à tout jamais
Un restant un peu bête de l'homme
De par le silence qui l'entoure
Les non-dits
Les intouchables
Ceux que la terre à voulu à elle
Parce qu'elles parlent avec leurs âmes
Je ne nie pas l'obstruction de la pensée
Telle qu'elle est, intransigeante et forcée de se dévoiler
On a tous peur de la réalité de ce qui nous fait
être
Car le langage de l'humain demeure un escarpement sans fin
Essoufflée, elle va
Portant en elle les restes de ce qui semble la merde de la terre
Et pourtant
Ecrits dans le ciel ses mots sortis comme Beethoven sur son clavier
Seront redits haut et fort
Comme une réalité distincte
xxxxxx
L'intouchable
Elle appartient ailleurs
Dans sa terre de misère
Je ne sais si elle va aller plus loin
Sa course étant celle que le soleil détient
Chaud et brûlant
Sa peau rouge et ses cheveux noirs
Forment son auréole
Une barrière officielle derrière ses lèvres
- Lèvent les coeurs et on vomit des regards -
Le monstre apparaît alors dans son entier
On la croit sûrement folle avec ses airs
Quelques monstres se baladent
Autour de sa tête, le feu dévore son rêve
xxxxxx
kyrielle
aux battures sonores
cette eau de garde qui cintre notre terre
volera mes rêves jusqu'au vide
ma chanson d'eau
qu'au souffle du vent
quelques neiges abattues
dans ton immensité
il m'est donné un rêve
ou ma voix prend sa source
le temps des saisons fermera ta course
ma rivière incongrue
de cris et de silences
tu reviendras
éternelle ronde
mouiller mes rivages
*
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