Imagine les volutes. La mort a lieu.
Vais-je parvenir, tant le retour semble aléatoire ? Impression :
Faut consigner. Répéter. Je repense à
l’écho des nudités. C’est dire. Bavasser en direction de
l’entaille. N’importe quoi me tire à descendre par
à-coups. Il se pourrait que dans ce creux, nous ayons à
voir une sorte de bruit. Bruit de pieds qui trébuchent : ruelle
étroite où circuler à deux de front est
périlleux. Rue bétonnée avec en travers des
inscriptions effacées sur des plaques d’acier. Pas faire
attention. Arrêter ou alors crier : vous aimez ? Impression
qu’une autre existence vient possible. Les mots manquent tellement. La
parole rend une vibration qu’on ressent, sans qu’on sache très
bien quoi en faire. D’autres vont et viennent et disent ce qui
sépare. Faut que je parle de qui existe. Faut que je parle de
chacun à cet endroit. Que je parle d’écho, d’un coin de
pièce rabougri puis d’un homme coincé entre quatre
planches qui fait silence. L’œil sans histoire se souvient. Non, c’est
bien la première fois que je vois la personne, fixe, hurle :
Est-ce si horrifiant ? Vous tournez la tête. Je ne sais pas ce
qui fait qu’on habite un endroit si longtemps. Il nous faut ce vide. Il
nous faut cette aube. Il nous faut apprendre à se
déchirer sans trébucher. Il nous faut pourvoir rendre
compte de qui s’écoule. Je ne suis pas vu, ni qui est vu. Qui se
souvient, qui a oublié ? Qui contrôle et tait le flux ?
Dans ce corps, je me représente victime d’une image. Le premier
jet fait penser à un voyage. Normal que l’écrit soit fou.
A quoi correspond cet usage si je pousse ? Faut se méfier de la
tendance à se détruire. Aimer permet de souffrir dix fois
mieux. Ecrire permet de noter : folie gigantesque, extrême,
intolérable. Eviter de sombrer. Distordre le sens des mots. Pas
étonnant qu’on se trouve fébriles et débiles :
peur à la hauteur de la contredanse. Un jour un homme dans le
noir, une femme. Sans quotidien, pas de fuite. Faut accrocher :
ça va vite. La question mérite bavardage entre gens :
heurts et violences. Affrontement des regards, soupirs : difficile
d’allonger trois mots. Droite, gauche : fait penser à un combat.
Les paradoxes mis en mots mettent en danger et fournissent
l’événement subi. Non mais, tu parles, enfin, je veux
dire, imagine, à se tordre l’âme. Et ces ombres : On part
de rien et arrive à rien. Et entre deux, on ferme, on la boucle.
Pour le coup, avec mes trucs et machins : Projet autour de la folie. Me
ranger, recouvert d’un tas de papier. Je suis mort. Voici. Rentrer dans
le rang. Le monde barré et taré. Gens séreux,
coincés, agités. Et vas-y que je prends l’avion, le
train, m’expose. On est dans la chambre (expérimentation), la
tête sur le billot. Imagine, deux cons.
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