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    Nicolas Patrick , sélection octobre 2012

    il se présente à vous.


      Texte 3 (Imagine les volutes)

Imagine les volutes. La mort a lieu. Vais-je parvenir, tant le retour semble aléatoire ? Impression : Faut consigner. Répéter. Je repense à l’écho des nudités. C’est dire. Bavasser en direction de l’entaille. N’importe quoi me tire à descendre par à-coups. Il se pourrait que dans ce creux, nous ayons à voir une sorte de bruit. Bruit de pieds qui trébuchent : ruelle étroite où circuler à deux de front est périlleux. Rue bétonnée avec en travers des inscriptions effacées sur des plaques d’acier. Pas faire attention. Arrêter ou alors crier : vous aimez ? Impression qu’une autre existence vient possible. Les mots manquent tellement. La parole rend une vibration qu’on ressent, sans qu’on sache très bien quoi en faire. D’autres vont et viennent et disent ce qui sépare. Faut que je parle de qui existe. Faut que je parle de chacun à cet endroit. Que je parle d’écho, d’un coin de pièce rabougri puis d’un homme coincé entre quatre planches qui fait silence. L’œil sans histoire se souvient. Non, c’est bien la première fois que je vois la personne, fixe, hurle : Est-ce si horrifiant ? Vous tournez la tête. Je ne sais pas ce qui fait qu’on habite un endroit si longtemps. Il nous faut ce vide. Il nous faut cette aube. Il nous faut apprendre à se déchirer sans trébucher. Il nous faut pourvoir rendre compte de qui s’écoule. Je ne suis pas vu, ni qui est vu. Qui se souvient, qui a oublié ? Qui contrôle et tait le flux ? Dans ce corps, je me représente victime d’une image. Le premier jet fait penser à un voyage. Normal que l’écrit soit fou. A quoi correspond cet usage si je pousse ? Faut se méfier de la tendance à se détruire. Aimer permet de souffrir dix fois mieux. Ecrire permet de noter : folie gigantesque, extrême, intolérable. Eviter de sombrer. Distordre le sens des mots. Pas étonnant qu’on se trouve fébriles et débiles : peur à la hauteur de la contredanse. Un jour un homme dans le noir, une femme. Sans quotidien, pas de fuite. Faut accrocher : ça va vite. La question mérite bavardage entre gens : heurts et violences. Affrontement des regards, soupirs : difficile d’allonger trois mots. Droite, gauche : fait penser à un combat. Les paradoxes mis en mots mettent en danger et fournissent l’événement subi. Non mais, tu parles, enfin, je veux dire, imagine, à se tordre l’âme. Et ces ombres : On part de rien et arrive à rien. Et entre deux, on ferme, on la boucle. Pour le coup, avec mes trucs et machins : Projet autour de la folie. Me ranger, recouvert d’un tas de papier. Je suis mort. Voici. Rentrer dans le rang. Le monde barré et taré. Gens séreux, coincés, agités. Et vas-y que je prends l’avion, le train, m’expose. On est dans la chambre (expérimentation), la tête sur le billot. Imagine, deux cons.



* texte commenté par le Comité


<--------- T.4   ( sans bruit)



        

Créé le 1 mars 2002

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