Nicole Turcotte
sélection novembre 2005
nous vient du Québec, elle se présente à vous.
le mutisme étire sa nuit
comme une autre langue
ses yeux disent
une jeunesse encor ivre
je ne sais plus
où débute l'oiseau
sur le fil d'aube
la nuit trace
son combat
au visage
je te dis matin
au désordre
de tes paupières
je sais pourtant
parmi les fleurs
coupées de lumières
l'appel torride du rêve
fils aux mains
foudroyées de fumée
j'ai menti ta drogue
bu mes espoirs
dans l'intime brûlure
de ton prénom
j'ai tutoyé la terre
hurlé sa prison
croire est facile
quand la mort menace
devant le miroir
un matin s'approche
relève la brume
de ton regard
tes veines cognent
sur ma mémoire
tel une horloge sourde
trop sourde encore
ta chambre s'est enfermée
dans mes bras
->
Vous désirez envoyer un commentaire sur ce
texte?
-> Vous voulez nous envoyer vos textes?
Tous
les renseignements dans la rubrique : "Comité de poésie"
|