Vos textes publiés ici
après soumission au comité de poésie de francopolis.

ACCUEIL  SALON DE LECTURE  -  FRANCO-SEMAILLES  -  CRÉAPHONIE  -  UNE VIE, UN POÈTE

APHORISMES & BILLETS HUMOUR  -  CONTES & CHANSONS LANGUE EN WEB  -   

 LECTURES CHRONIQUES  -  VUES DE FRANCOPHONIE  -  GUEULE DE MOTS  & LES PIEDS DE MOTS  -

 SUIVRE UN AUTEUR  -  PUBLICATIONS SPÉCIALES  - LIENS &TROUVAILLES  -  ANNONCES

 LISTES DES AUTEURS PUBLIÉS & COMMENTAIRES  -  LES FRANCOPOLIS POÈMES DU FORUM  -


 


    Christine Normand (alias Ekimoz)

    elle se présente à vous.


   J’ai des fièvres rugissantes


Qu'as-tu donc à exhumer de tes malles,
toi qui as tracé ton chemin en marge des grands circuits ?

As-tu gardé ton verbe humain qui file droit au cœur
Lorsqu'il chante l'intimité avec une délicatesse désarmante.

Tu peux sacrifier tes pleurs aux nuages de mélancolie et chercher encore
un soupçon d'humanité au fond d'un regard.

Pourquoi confondre ton obscurité dans la foule ?

Puisque tu as la fureur de dire les choses sur la bêtise des hommes lorsque tu empoignes
la question de la lâcheté avant que la meute t'ait bousculé, écorché, repoussé.

Nul bavardage comme ces divertissements de boulevard, ni cri réducteur à la manière d'Artaud,
ni démonstration comme Brecht.

Juste une prière comme un suicidé qui s'interroge après sa pendaison.

L’étrangeté d’une foule de marathoniens, le mystère de la feuille blanche,
d’une bouche d’égout ou d’une rue encombrée

Plus curieuse que l’habitude aveugle, une apparition, une sorte d’épiphanie,
il faut que le mot ordinaire offre une vision délestée du poids de l’habitude,
quelle fantaisie aux antipodes, me perdre dans la singularité des choses
pour renouveler mon regard sur la vie.

Je laisse de côté l’univers macabre, truffé de chauves-souris, de pierres tombales
et de têtes de mort,telle une âme damnée, je ne serais pas Miseria traînant son spleen
sur la vie en noir, non, je  laisse mon graphisme lugubre à la chaleur du monde de l’innocence,
être légère entre autres lubies, traînant mon château ambulant aux donjons roses,
je toise le corbeau snobinard, décroise l’effroyable à l’école de la frousse,

j’ai des fièvres rugissantes sous mes drapés nostalgiques, j’explore des mondes oniriques,
je laisse mes angoisses existentielles, toutes griffes et éclairs rentrés,
il me faut l’intarissable source d’émerveillement, la beauté hiératique d’un livre d’images,
l’infinie douceur d’une berceuse dans des bras tendres et chauds, je voudrais des vitamines
comme celles qui aident les enfants à grandir,

M’amuse à me faire peur, m’aventurer juste au bord du vide
et prendre plaisir à voir la profonde agonie avalée par le néant comme une princesse
des ténèbres déchue, est-ce que ce jeu est une bénédiction ou un maléfice ?

Me détourner des rites funéraires et chasser mes affrontements écarlates
lorsque la faucheuse s’acharne à aspirer mon âme tourmentée.
Délaisser l’ombre sous la lune gothique et donner à la magie un tour plus joyeux.

Dans mes fresques échevelées, chevaucher l’hippogriffe,
souffler mes propres mots d’amour, déclamer l’harmonie d’un lieu,
prendre un bain de silence et de temps suspendu, communier avec le ciel et les étoiles.




* texte commenté par le comité et commentaires sur l'ensemble de ses textes mars 2011



--------------- > De l'infini troublant...



-> Vous désirez envoyer un commentaire sur ce texte?
        

Créé le 1 mars 2002

A visionner avec Internet Explorer