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elle se présente à vous.
Un corps couvert de brides de
lanières enchevêtrées se soulève et fait
cliqueter la quincaillerie qui le maintient. Sur la masse
physique informelle qui s’est dressée à présent
tintent les grelots les boucles d’airain . Les anneaux et les
chaînes rouillés crissent sur l’armure dont le cuir
nerveux luit à la lumière du crépuscule.
Une main frivole a décoré le harnais en épinglant quelques fleurs flétries sur les sangles abdominales. Les muscles saillent sous les cuissardes. Du casque, seule la chevelure en bataille est perceptible … Lui en travail a commencé ses convulsions .On a battu le tambour tandis que le fouet claque sur un bruit de cliquetis mêlé aux ahanements de l’effort. L’assistance est étonnée comme à son habitude parce qu’une tempête intérieure agite la chair caparaçonnée occasionnant des murmures d’admiration. De la foule fusent des « oh! » et des « ha ! » La bouche crache les flammes multicolores la peau gondole. Des étincelles sortent par les orifices si bien qu’elles brûlent un peu les lambeaux moulant les formes athlétiques. Au bout d’un long moment il est exténué. Mais sa puissance est telle qu’il ne peut s’empêcher de sauter et d’agiter toute sa breloque. Sous les geysers de lumières qui l’enflamment il devient incandescent. Après avoir fait plusieurs tours sur lui-même il bande ses muscles encore une fois pour se libérer de ses entraves. C’est le dernier soubresaut dans l’odeur âcre de la fumée. L’harnachement secoue les chaînes les membres tremblent la sueur coule et les jolies fleurs jonchent le sol brûlé. Il tombe. Un autre corps gît à terre près de lui. ******** ->
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Créé le 1 mars 2002
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