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elle se présente à vous.
Le mot aussi est une machine qui passe dans
les vers
Une moto qui aurait perdu sa roue Quand bien même Le mot véhicule du sens A ce train-là Le rythme file une autoroute Et parfois des embouteillages à n’en plus finir avec des expressions de six tonnes, des termes génériques de quatre-vingt-six lettres, à côté de mini-verbes, de petits noms et de menues épithètes qui les regardent en tremblant. Tout cela accompagné de bruits de pétarades, d’onomatopées klaxonnantes et d’impatients vrombissements. Sans compter les gros mots. Les mots circulent dans les veines du poème Si le mot s’arrête, accident ou panne, vous constatez qu’il n’est rien. Ce bolide qui faisait peur, que vous n’osiez approcher, manipuler de peur d’être mauvais conducteur, de peur d’être montré du doigt et de faire des gorges chaudes, ce mot reste là, sans jugement, prêt à se plier à tous les caprices de votre conduite .rien. Qu’est-ce qui vous retient alors de grimper dessus et de vous faire une petite balade, ni vu ni connu ….. ******** ->
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Créé le 1 mars 2002
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