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    Etienne Paulin , sélection octobre 2014

    il se présente à vous.


      DIMANCHES...
       
        Les quatre textes sont retenus.

        Commentaires sur l'ensemble de ses textes  

Dominique : Le groupement de textes est cohérent : saynettes synthétiques et elliptiques sur l'atmosphère des dimanches. On y trouve des énumérations qui sont une tentative de combler le vide de ces journées qui s'étirent. Le poète permet au lecteur de s'identifier à cette expérience des dimanches, ne serait-ce que sur un détail, un climat familial juste esquissé, sans lourdeur. Sa conclusion : « Les beaux dimanches meurent de faim » est d'une facture mélancolique comme s'il était impossible de les ressaisir et d'en revivre de semblables, l'enfance révolue.

Karim :  Un ensemble de textes sensible proche de l’expérience de l’auteur. On se laisse prendre, mine de rien, par son charme.

Gert : Un ensemble soit d’un adolescent ou celui qui revient en arrière par nostalgie.

Dana : Des 4 textes,  je retiens le 1, le 3, et le 4 :
des réussites dans le genre variations sur un thème (les dimanches )

*
DIMANCHE 1

engelures
charmille
défunts
lenteur
façons de hameaux gris collant à la mémoire     grésillant

et nul cabestan

c’est un jour simple de timbre-poste et d’arcades
jour de soleil folâtre
de petites momies grises claquemurées dans un musée

c’est un jour de maigre soleil
soleil salé de fête foraine

jour où des aiguilleurs
jour où des remorqueurs

jour d’échantillonnages
jour invisible affleurant le sillage
poussières au grand parement du vent

* Commentaires sur ce texte

Dominique : oui
Karim : Oui
Gert : Oui … atmosphère bien rendu des dimanches de l’adolescence.
Michel :
Oui. Un ton frais et juvénile
Dana : Oui


**
DIMANCHE 2

« Et après, ils nous ont fait visiter la propriété. Il y avait une gloriette, au bout du terrain, tout au fond, sous des arbres. Elle avait un petit toit pointu, la peinture s’était écaillée et des mauvaises herbes poussaient entre les marches. » (Carver)

 
en écrivant j’ai renversé
des paupières des années

volé des agates
qui roulaient vers moi

revu des vauriens
perdu des margelles

des rives comme
des files d’oies :

réverbères
laitiers
engelures

délibérément des moineaux
murs de la chambre
résine
vasistas

hauts de rue
couleuvres
carillon

dans l’impasse desseins
de quitter quoi
comment

délibérément des moineaux dans une cour carrée

embrasure
éclairage
dormants de liège
où vainement

le plus petit matin possible
où la lumière entre et se trompe

très vaguement des douves
décors pour un guignol

crêpe
faux relief
plâtre bas
riens

empreintes féroces
niellées dans le silence

boîtes de conserves raclant raclant
raclant     cris d’enfants bègues dans le goudron

vacarme exigu
l’éternité comme fer de lance

tramway dont les joues creuses
vibrent dans le soleil

craie puissamment sur l’asphalte
craie maigrement
souvent jamais
orages
que ne soupçonne cet
après-midi de bastingage

fin d’une sente
couleuvres plein le soleil

tristesse innée
gloriette

**  Commentaires sur ce texte 2

Dominique : Oui
Karim : Oui
Gert : Oui… sans plus... que de nostalgie !
Michel : Oui. Peut-être un début de carrière dans la poésie.
Dana : Non

¸
***
DIMANCHE 3
                                               à C. M.

les beaux dimanches perdent leurs cils
leurs dents de lait de chats
leur vie de train fantôme
pleine de vent toujours

luzerne endolorie flammèches
on tousse dans la véranda
les beaux dimanches perdent leur voix

il faudrait un ruban
pour faire ou délier l’indolente anémie
des beaux dimanches jouant aux cartes

jouant à la mainmise jouant à l’horizon
jouant à qui commencera la pluie
à qui voudra de tes cernes brutales

***  Commentaires sur ce texte

Dominique : Oui
Karim : Oui
Gert : Oui… on y arrive enfin à décrire cette nostalgie… avec des images chocs.
Michel
: Oui. Nostalgie quand tu nous tiens !
Dana : Oui



****
   Dimanche  4

les beaux dimanches pleins d’ennui
lavent leurs vitres dépolies
au soleil moussant d’août
carrelant les trottoirs

ils rentreront chez eux
concaves lents et délétères
assis sur le marchepied bleu d’un tank

les beaux dimanches sont du soir
couvent l’enfance sabotée

miracle endolori
des beaux dimanches caravelles
en contre-chants perdus dans la cime des villes
 
qui parlera du terrain vague
du passage sous les fougères
et les vétilles qui font la mémoire
 

les beaux dimanches meurent de faim

**** Commentaires sur ce texte

Dominique :
Oui
Karim :
Oui

Gert :
Oui une répétition quoi mais j’aime la fin
« les beaux dimanches meurent de faim »

Michel :
Oui. Très belle fin.
Dana : Oui

***

   Prochain et dernier Auteur : Marie Cholette

Créé le 1 mars 2002

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