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elle se présente à vous.
Un autre souffle. Une autre idée au
bout de l’encre, un monde qui donne à respirer, à boire
et à manger, à caresser, croire même.
Besoin de marcher pour que le rêve vienne. Le rêve est toujours collé au voyage aussi humble soit-il. Aller, s’en aller, s’en retourner, se débarrasser, se mouvoir. S’émouvoir… ………………………………. L’écriture, c’est autre chose. Eclaircir, tailler, émonder, épurer. Pour aller au cœur, mener à l’essentiel et se débarrasser du gras, de ce superflu qui brouille les pistes, égare à force de détails seconds. Pas l’âme d’une romancière. Le roman n’est qu’une distraction, certes nécessaire entre autres possibles. La poésie est une respiration. La respiration. Mots serrés, denses et pourtant nus, précieux de pauvreté. Dès le seuil, le mot à lui seul est la chambre du sens. Même sans article, il porte sa finitude, son amplitude aussi légère que nourrissante. Poussé à l’extrême, n’écrire plus que du blanc dessus la neige. Mettre l’embargo sur la moindre couleur, de peur qu’une nuance se farde d’apparence. …………………………… Rêve d’enfant. Ne se dire que des mots vrais qui collent au ressenti, des mots qui portent les larmes tant ils sont justes. Qui tiennent leur force de l’humanité véritable, lumineuse. La seule qui soit, qui devrait avoir le droit d’être. Bien sûr, brûlants ces mots. Mais l’existence n’est que brûlures sinon sommeil, nausée, asthénie… …………………………… J’écris court. Parce que j’aime finir, clore, achever, tourner la page. En laissant peut-être des suspensions, des mystères à goûter ou à percer, des hypothèses à inventer. Je ne suis que poète, pas écrivain, juste écrivant. Aussi j’écris pour dire et non pour raconter… ******** ->
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Créé le 1 mars 2002
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