Pluchart Corinne sélection décembre
2008
elle se présente
à vous.
C’était le matin.
L’opaque d’un jour de pluie enracinait l’instant
Le froid gerçait le bord de mes chemins.
Il était là.
Comme une odeur de sel par-dessus mer
A l’invisible écho,
Echoué dans l’air sans vie d’une seconde.
C’était le matin.
Et je portais l’attente le long d’une jupe trop longue
Les yeux rivés à l’horizon d’un infini rêvé,
Mes doigts traînaient au fond d’une poche sans fond
Expiant l’instant de mille doutes.
Il était là.
Comme un objet trouvé
Déviant la trajectoire du ciel emmailloté d’écume.
C’était le matin
Dans l’onde d’un jour inconséquent.
Et j’étais là
Dans le silence du monde,
Ebahissant le Mont d’un regard grave,
Les lèvres encloses d’un cri de grève.
C’était un jour,
Entre le monde et mon regard
Ce rocher gris à la dérive
Entre le sable et l’eau
Ce rocher gris planté en grève.
***
suite... 2010 (Matin) ------ >
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