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JEAN-LUC PROULX

     sélection mars 2016

     Il se présente à vous

       

*
1. Paysage immobile
 
Paysage immobile    
La quête s’ouvre entière
Sur le parcours

Un seul instant dans tes yeux
Et je me repose

Chargé de chemins

*

Un pas (mon pas)
Imite la marche

Paysage immobile
La route surplombe l’abîme
S’y refuse

Je marche
N’invente rien
Seuls les pas touchent de près le fil d’arrivée

Encore la fin renouvelle le départ

L’instant me devance.



** 
2.  Petite suite Watteau  

Je ne sais ce que je cherche
Dans l’effleurement de tes yeux

Est-ce une manière de te voir ?

Tu glisses dans la vie
N’usant rien
Des jours

Tu dis :

Aucune vision
Endommage les yeux

Aucun chant
La musique

Ton regard tonnant
De côté

Sonore

Neuf

*

Piano et framboises d’été encore
Dans l’assiette
Watteau comme paysage
Une rivière
Une fleur ouverte
Un blé d’or
Tout est parfait dans cette musique
Il n’y a que le hasard
Qui pourrait s’y glisser
Mais qu’y ferait-il ?
Insouciant.

Le cri, on croit chaque fois en avoir atteint le fond.
On n’y est pas. Tout au fond, il y a là une source d’un cri
Toujours nouveau. Terrible.
Le cri, il s’y cache : dans la honte, la gêne.
Partout en soi. Quelque part.
Indicible.



 ***
3. Le cri

Garé dans la nuit
S’affalant avec son odeur de feu éteint
Sur le flanc du ciel
Blanc
Il a crié quand même (quatre jours), il a crié avec une voix humaine
Quatre jours avec un cri sans arrêt lancé dans le noir
À s’endetter avec son mal
Ses mains sur la nappe
Sales
Pleines d’encre
Le cri est né de lui-même :
« Le bonheur d’écrire est plus fort que toute peur ! »
Ne croire que ça
C’est avoir pitié
De l’épouvante
Attendons
Demain.




****

4.    Les jours restent  

Un pied dans la terre
Un pas dans la lumière
Je marche

Vie. Souffle. Joie.

De multiples mondes
Consentent
À l’espérance

Je marche
Je pars

Ne demande rien
À personne
Mais dois tout
À chacun

Tranquille
Je pars

Le cœur léger
Sac de toile
Papier blanc et crayon noir
La tristesse à l’atelier
N’en parlons plus
Je pars

Sur la joue droite
Une douceur d’air salin
Une pluie d’enfance
L’eau à la bouche

Tranquille
Je pars

Les jours restent.


*****
5. Petite suite de l’ombre  

Le monde tient en un tout
Et lentement ta parole
Claire
Se lit au soleil
Quelques mots suffisent
Pour en faire un verbe
Alors que l’ombre raconte
La lumière
Sur tes lèvres

*

Chevelure noire
Soyeuse
Mèches de nuit
Jupe pêche
L’âme endort
La noirceur

Veille
Le cœur

*

C’est ainsi
La poésie
Est faite de cent poèmes
Mais toujours
Du même mystère.

les cinq textes sont retenus et commentés



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Cee Jay

Créé le 1 mars 2002

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