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de Roger Lecomte, sélection
septembre 2003
Il se présente
à vous
Vous entrez dans mes vers sans bruit, sans crier gare
Vous m'arrivez tous deux à marée déjà
haute.
J'oublie le temps d'avant qui fut le temps sans vous,
La vie qu'on m'a donnée et celle qui me reste.
Parfois, mon enfant-soeur, dans ta robe d'indienne,
Tu t'en viens donner souffle aux voiles insomniaques
Quand le ressac est fort et que l'ombre menace
Tu relis un poème écrit avec mon sang...
Toi, l'ami difficile un beau soir reconnu,
la musique te hante et tu prends ta guitare
Comme on prendrait la mer. Aérien, tu t'en vas
Là où le vent t'emporte et le vent te ramène...
Quand l'encre de la nuit se répandra sur moi
Vos yeux me souriront à travers les miroirs
Catafalques fermés en forme de gisants
Les pianos se tairont, loin des valses bancales
Et malgré les photos ou quelques vers sans date
Reflets d'anciens soleils sur des feuillets jaunis
Mon visage, ma voix iront en s'estompant :
Le temps m'a débusqué, le temps me rendra flou.
Dans l'aube fraternelle éclairant l'horizon
Mes silences futurs vous feront une escorte
Sur les chemins obscurs quand vous me rejoindrez
Si vous me rejoignez ! pour d'improbables fêtes
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