|
ACCUEIL -
SALON DE LECTURE - FRANCO-SEMAILLES -
CRÉAPHONIE - UNE VIE, UN
POÈTE LECTURES CHRONIQUES - VUES DE FRANCOPHONIE - GUEULE DE MOTS & LES PIEDS DE MOTS - SUIVRE UN AUTEUR - PUBLICATIONS SPÉCIALES - LIENS &TROUVAILLES - ANNONCES LISTES DES AUTEURS PUBLIÉS & COMMENTAIRES - LES FRANCOPOLIS - POÈMES DU FORUM -
|
elle se présente à vous
Fukushima.
![]() Aura violette encore dans nuit infrangible Oubliée. Noire d’obsidienne puissante, réfractaire Cinglent persiennes à l’outre vent Nous ne sombrerons pas remous tohu-bohu cymbales tout tangue et tient dans les lézardes mêmes (étranges tags à déchiffrer comme grimoires) poutres ou fétus vague de l’outrance létale … ce que rompre veut dire démence on a vu ce que pulvériser où sont, que sont ombres et corps dans les décombres les neiges le saccage où être qu’être listes de … mais où les vivres pour … des errants et respirer ? (Ce ciel) écuelles vides.
TEXTE 2.
Elle a été la vague l’alpha et l’oméga d’un peuple vague noire de deuil et destruction noire lourde silhouettes sombrant de cime en abîme dés jetés à peine plus que quilles un à un englouti éparpillé déchiqueté chair et briques, os et toitures, tuiles et chevelure, le bois le sang, yeux et fenêtres, jambes et roues noire cette boue d’horreur. Chaos torture et rien les vivants qui dérivent chercheurs hagards épouvantés. La vague L’alpha et l’oméga de non sens ruine. *** TEXTE 3. Les feuillets palimpsestes sont humus
et résines TEXTE 4. Dans les haillons des nuages une stèle de nacre a éraflé le ciel. Aurions-nous oublié le suaire des morts ? Et ce qui a tremblé n’est plus que rhapsodies en sourdine. Panneaux de soie, pétales de cerisiers gisant, La main était habile à dessiner l’épure Cloison de deuil sur le Levant Fracas et stigmates pour dés pipés. Les serres de l’air sont stylets. ***** TEXTE 5. D’un côté de l’ajour une obsidienne sertie d’ombre Un souffle encore Interstice de trembles, dans une orée tachée de nimbes Sandales pour franchir un gué de haïku Des fougères cinglant nos paumes qui demandent Voyance. Trouée d’insectes, chas pour aiguilles de fée Lueur, ne dit-on pas, dans la nervure et filigrane Nos pas foulent la terre et réclament le verbe pour demeure. Aimer à l’agonie des hêtres les passants et les bêtes Fouir et sans taire terrer terrer Y compris nuages et horizon Et des noms qui résonnent, appellent, veulent voûte quitte à l’éboulis le dés-orient du monde (pour écrin mausolée du santal à respirer la pierre noire des volcans) Je vois cette dentelle. Il faut troubler puisque les charmes meurent onguents de nos maux, jusqu’à la lie du temps l’ordalie du poème.
+ commentaires des membres sur ces textes
|
Créé le 1 mars 2002
A visionner avec Internet Explorer