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Dans notre Salon de lecture, honneur ce mois-ci à Alexandre


  
©  Jean Ligonnière

Présentation des textes
de la SÉLECTION
DE
AVRIL 2007

n*45

Par  Sabine Chagnaud



Francopolis : sélection avril 2007


 Je viens à vous les mains pleines de paroles qui ne m'appartiennent pas et pourtant je les fais miennes comme un vêtement de mendiante qui vous va aussi, qui vous ira très bien. Je viens à vous à genoux assez pour ne pas gêner leur chant. Je dépose mes corbeilles. Des compagnons se sont penchés et servis largement, et plus ils se servaient, plus il en restait, alors ils ont commencé un chant très bas pour inviter à les suivre...

En premier lieu, les 5 poèmes, soit promenade du dimanche , pensées peintes , à entendre , à surprendre et attendre de Lucie Bernadette Bellemare ont gagné le coeur de chacun par son « ton vivifiant » (Liette), parfois euphorique. Gert qualifie cette poésie de « chant joyeux », « contemplation active (...) du paysage », Alain parle de « tempête de mots ». Jean-Marc relève l'originalité et l'audace de ces textes, ce que Teri définit ainsi : « Les mots donnent l'impression d'être en totale liberté, presque autonomes, ils semblent aller où ça leur chante ».

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Loyan avec texte1, texte2, texte3, texte4 et texte5, nous entraine sur le fil tendu d'une écriture sans ponctuation, « poésie au bord de la syncope » (Teri) qui n'épargne pas le lecteur : « des textes qui essoufflent, accélèrent très sérieusement le pouls, font battre furieusement les artères ». Au service d'une urgence de dire, les images se font compactes, l'écriture est maîtrisée, même si, comme Liette le relève, on peut avoir du mal à y entrer, « quelque chose respire la vie ». Et Cécile d'y reconnaître « une voix bien contemporaine ».


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Le texte de Léa intitulé « réponses chaotiques » a séduit les membres du comité par l'originalité de son style. Pour Philippe il s'agit d'un texte « à dire tout haut, j'imagine en dialogue avec l'invisible ». Teri relève que les questions « donnent un rythme vraiment entraînant au texte ». Lilas le définit ainsi : « un bouquet de thèmes à rêver, de tonalités à ressentir, de cris à entendre ».

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Ariel nous livre un texte, " lignages " au ton autobiographique dont les membres du comité ont apprécié la tenue. Alors que Gert a la sensation de lire une page d'un roman historique, Michel apprécie fortement ce qui est pour lui une forme d'expression poétique. Liette et Jean-Marc sont touchés par cette évocation des livres : « On peut presque sentir l'odeur de l'encre et du papier » (Jean-Marc), « quelque chose dans ce toucher des livres (...) me parle, sans doute aussi la passion pour les mots, comme s'ils prenaient corps, cuir, racines... » (Liette).

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Agnès Schnell avec ces 4 textes, le sens du miroir , sans trêve , en solo et sotto vocce (sans voix) , nous livre une poésie dont la simplicité a été appréciée, tout autant que la recherche d'images. Teri apprécie l'aspect vertical des textes et remarque : « ils semblent couler sans forcer ». de même Alain note « l'écriture glisse avec habileté sur la voix ».  D'autres soulignent la sensibilité qui se profile dans une langue cherchant à ouvrir des espaces.  Liette s'en fait l'écho affirmé « un espace, un chant s'ouvrent et nous envolent, (...) on respire en grand ! ». Lilas aime cette poésie dans laquelle « on peut se regarder l'âme ».

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Jean-André Constant nous livre un ensemble de trois poèmes, texte2, texte4, texte5 dont la recherche formelle a été appréciée, une forme qui ouvre  lentement une porte  (Alain) dans un univers dont la souffrance n'est pas exclue : « quelque chose d'une douleur sonne et se transforme en poème vivant, en beauté... » (Liette)


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Le comité de sélection a salué de façon unanime la qualité du poème en quatre mouvements de Laurent Fadanni. Pour Jean-Marc c'est « un auteur qui écrit juste ». Gert apprécie l'originalité de ce texte qui « décroche au passage un humour discret ». Cécile est touchée par l'humanité qui s'en dégage. Comme exemple de « pépite », Lilas relève le thème de l'initiation par le passage au désert, « une ascèse entre silence et cri ». Enfin  Liette a un coup de coeur pour ce poème dont le souffle « vient emprunter nos chemins intimes ».


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Là encore c'est à l'unanimité que l'audace stylistique des poèmes de Jennifer Morin a été appréciée, soit deux vers (six parenthèses) , je vois ce que je vois , statue d’au secours et générations.
« Le style est maintes fois bien adapté au propos » note Lilas. Teri remarque que « l'utilisation des parenthèses a le mérite de bousculer un peu les habitudes de lecture, de déranger un peu l'oeil », un procédé qui n'empêche pas l'émotion : « Superbe ! Me rentre dedans, me coupe, me taille! » affirme Cécile à propos du dernier texte. Gert salue une écriture « moderne, jeune, différente ».


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La nouvelle " tremble..." de Jean-Pierre Lecomte est pour Cécile un « très beau texte sur la vieillesse et la mort ». Il séduit notamment par son mystère « une couleur naît, quelque chose de mystérieux, entre humain et végétal » (Liette), « je n'arrivais pas à voir ce qui se passait, jusqu'à l'épilogue, et cette sensation m'a plu... » (Teri). Un texte tout en finesse qui nous invite à voir ce quelque chose qui « tremble dans ce tremble » (Liette).


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Les  textes, texte1, texte2, phare d'eau, texte4, texte5 et texte6 d'Isabelle Thomin ont suscité des réactions enthousiastes. Teri apprécie particulièrement le travail sur le rythme et la liberté qui en émane, qui donne du souffle à ces poèmes, même si, précise-t-il, « il est nécessaire de les prendre à bras le corps, leur écriture se mérite... Il ne faut pas avoir peur de trébucher ». Liette y voit « des visions surgissantes où l'on place soi-même sa respiration ». Le lecteur est ainsi invité à une lecture active, en réponse à ce que Gert nomme « cette fougue de dire », une faim de communiquer inassouvie, mais qui ouvre : « quelque chose naît de ces images juxtaposées, une ouverture vers un jaillissement ».



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Le jaillissement, ce doigt tendu vers l'invisible, est l'ombre portée du poème, ce qu'affirmait Artaud « toute l'oeuvre écrite est une glace qui fond devant le non-écrit », et nous n'avons de cesse d'en rechercher les signes.
Les poèmes d'Alexandre, l'invité au salon de ce mois-ci, y sont une autre « pratique de l'effacement » vous permettant de poursuivre le voyage avec ce qui naît là, et disparaît, et vous laisse un souffle...


avril 2007

Sabine Chagnaud
pour le comité de Francopolis

 

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Créé le 1 mars 2002