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Notre librairie
compte plus de 150 auteurs. Nous vous invitons
à venir la visiter.
Vous y trouverez des poètes, des nouvellistes et
romanciers, des auteurs de pièces de théatre, hommes et
femmes, connus et inconnus, venus des cinq continents. Vous pouvez,
vous aussi, en faire partie en nous proposant un texte.
la
légendaire forêt de huelgoat-Bretagne -photo de
Kelig Nicolas
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Présentation
Spéciale
de la SÉLECTION
avril
2009
n*65
fournée
préparée
par
Kelig Nicolas
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Présentation
de la fournée avril 2009 par Kelig Nicolas
Un jour il pleut, il mouille,
c’est la fête à la grenouille. Mais le soleil perce
souvent les nuages, ses rayons nous arrivent par petites vagues de
bien-être, ses caresses s’affirment tout doucement. Un matin il
vente, il giboule, ça nous met en boule. L’après-midi, le
temps se fait clément. On ne sait plus trop comment aller… Ni
même comment s’habiller : tee-shirt ou pull-over ? En jean ou en
imper ? Entre le bleu, les mistigris, les gribouilles et soleil, le
temps hésite à se mettre au vert. Et puis tout à
coup, à travers les gouttes, apparaît un arc-en-ciel
d’espoir. Le temps nous joue des tours, décidément, tous
les jours sont une surprise…
Voici Avril, les amis, découvrons nous un fil, prenons le temps
de nous alanguir... En compagnie de cinq valeureux auteurs, de la riche
fournée qu’ils nous proposent, partons découvrir,
goûter à chacun de leurs écrits, car nul n’est
pareil au fil de la poésie… Ce mois-ci, nous accueillons textes
et poèmes de co errante,
Patrice Maltaverne, Walter Ruhlmann, Sandy Bel, Clémentine
Gourdon… Ils, elles ont chacun à leur manière des
trésors à nous offrir à lire... On les suit.
Nous accueillons cinq textes signés de l’énigmatique co errante, qui nous vient
« de l’Ouest »…
Non… Si
- Son prix? - Pas même cela - Ici ne se lie pas - Ne pas rentrer seul
Lilas a dit oui, elle
nous donne sa piste de lecture des textes poèmes de co errante
en ces mots :
« Pas facile de
faire quelque chose avec rien. Le rien est un atome de chose qui sur le
point d'exploser pèse plus que le monde. Les riens grouillent
comme les globules du sang. Et le pourrissent. L'auteur
réussit à suggérer l'origine de son rien. Cette "chose". Ou
de ses "riens".
Avec le brin d'humour qui sauve du
néant. » Cécile
aussi a apprécié dans l’ensemble : « Il y a quelque
chose chez cet auteur, en apparence simple, une pointe d´humour
aussi. Ca se lit bien.»
Gert se demande quand
même malicieusement : « au fait à
la lecture de cet auteur, on se pose la question... existe-t-il
lui-même? ;) »
Plus en détail, le texte « Non… si » fait dire à Liette, qui a tout aimé
aussi : «elliptique,
j'aime tout coule à petites gouttes, le style surprend, et c'est
simple, et pourtant... »
Gert apprécie
en nuance : « texte court... un
rien quoi ! mais présenté de façon originale.
» Tandis que Cécile
se montre un peu déçue pour celui-ci : « c´est trop
simple à mon goût. »
Le texte « Son prix ?
» Rassasie un peu Liette
: «
ça surprend... c'est tout court mais bien envoyé... oui où va la
liberté dans ces conditions ? » Tandis que Cécile apprécie la
chute, Gert dit oui et se
sent toujours un peu intriguée : « décidément
cet auteur aime la réflexion courte mais colore bien son
quotidien. »
Le texte « Pas même
cela » a plu, il inspire à Liette : « un petit texte qui
parfois me fait penser à prévert ou devos... j'aime cet
humour du rien... », et à Gert : «oui, nous sommes
toujours au prise avec ce rien qui nous échappe mais toujours ce
style bien amusant qui surprend. » Cécile commence aussi
à tomber sous le charme : « on finit par
adhérer à cette écriture simple enfin
d´apparence. » Même Jean-Marc dit oui à «
Pas même cela
», seulement à cela d’ailleurs, concernant cette auteure.
Le texte « Ici ne se lie pas »,
Gert nuance encore :
« oui
quoique la répétition du "ici" alourdit la lecture à
voix haute... Et donne à la page une couleur monocorde
», quant à Liette,
elle critique celui-ci : « trop
systématique là le procédé, je ne suis pas
surprise ; l'auteur fait mieux dans le tout court »,
Cécile a par contre
apprécié.le texte «Ne
pas rentrer seul » et Gert, séduite par le style,
éprouve aussi de la compassion : « oui , un style
fluide et bien imagée qui sait nous surprendre... non il n’est
pas tout seul, on marche avec lui dans cette ville... » Liette aime le « petit air de folie» qui s’en dégage
: « la fin est surprenante... je trouve ce texte amusant,
ça sort des
sentiers battus, petit
air de folie que j'aime »
Quant aux commentaires de Philippe, je les mets tout
à trac, tant ils se tiennent en un : « Premier texte
et le dernier sur une logique identique ... Nous perdre au
début pour nous cueillir à la fin sur un autre
territoire où notre imagination retombe un peut bêtement
sur ses concrètes servitudes ; oui finalement car
recherche dans l’écriture d’un objet particulier.. La
volonté de détourner ...une écriture en
chemin qui tente d’explorer concrètement ce que les idées
peuvent nous dire parfois et chercher l’écart pour “poétiser”
Le
ici.... Qui.... Un peut exercice d’écriture .. Puis la
dernière ligne qui restitue, ressitue bien la solitude
répétitive des pas qui marchent.. Prêt à
tout pour ne pas rentrer seul... Même au pire refrain qui sans
illusion nous remet de fait dans ce qui fuit .. Et que nous
fuyons... Cette... la solitude... Inévitablement remise ... ici
qui seule lie... Lien d’avec l’univers .. Férocement solitaire
»
****
Cécile aime : « Oui, il y a du
rythme, c’est visuel. » Liette,
par contre, n’accroche pas au style. Lilas
apprécie beaucoup et donne un oui global : « Il
manque un peu de musique à ces poèmes mais … De la
personnalité. De l'originalité. A lire avec attention et
y rêver...
» Tout comme Philippe,
à qui la lecture du premier
texte ensemence ces mots : « Oui donc.
Classiquement ... où est-on ?
On
s’interroge sur le lieu le temps où les mots nous placent
“imperméable d'Emmaüs” est –il une piste... Ce regard
miroir où se reflète l’impromptu improbable d’être
là, face à face propice à se perdre dans l’oubli ,
oublis des autres, statufié à nos ignobles , incroyables
oublis de passant qui sans voir regardons la transparence de
celui-là qui traîne dans nos vies comme une poubelle
à vider par le service de voirie
Voilà
où m'emmène ce “imperméable d'Emmaüs”
Est
ce le bon chemin de ce texte... Qu’importe ma lecture ensemence
cela »
Gert, elle, voit dans
ce premier texte une
« poésie
d’observation. »
Quant à Jean-Marc, il
a aimé les deux premiers textes.
Lilas émet un
bémol
concernant le texte 3 : « peut-être,
mais la dernière strophe me semble mal accordée aux
précédentes ( images, et le dernier vers sonne
bizarrement : " pour semelles aux
prés" », tout comme Gert : « oui faiblement,
je préfère la poésie pure, ici on poétise
le poème sans éclat. »
Gert prend ce qu’elle
trouve bon
du poème suivant, le texte 4
: « oui pour la
dernière phrase...car le reste manque d’unité.
»
" A l’ombre de
la tour
Et
suis devenu
La
chauve-souris d’un temple absent "
Pour Lilas, les deux derniers sont justement ses
préférés.
****
Continuons avec Walter Ruhlmann.
Il vit au Mans où il enseigne l’anglais, et propose en ligne sa
revue : Mauvaise graine. Nous
accueillons son poème.
Gert apprécie
: « oui
... une poésie au premier degré... l’éternel
questionnement. » Jean-Marc
n’aime pas, sans appel. Philippe
dit oui, mais : « Me manque la
musique de l’écriveur...sa réalité qu’il cache
bien dans cette apparente simplicité de lieux communément
utilisés, faut savoir les mots ont des lieux communs pour ne
rien dire sur l’auteur qui en use. » Lilas n’aime pas les
clichés (« âme
éponge », ici) qui selon elle, gâchent
la
poésie de l’auteur. Cécile,
enfin, a beaucoup aimé : « Oui, j´aime
beaucoup. Poésie toute en interrogation. C´est une
écriture simple mais qui sait atteindre son but. »
****
Partons à présent pour un voyage en compagnie de trois
poèmes: Mon île - Ma patrie, un bout de
l’éternité
- Le regard de Sandy Bel qui, elle, vit en
Alberta. Elle est
d’origine Amérindienne et, comme l’indique son nom
précise-t-elle, sa famille est une illustre lignée dans
l’Ile Maya.
Son long poème « Mon
île » trouve bel
écho chez Gert :
« Oui...
un long récit... dans un
style simple mais très mélodieux. » Lilas y trouve
un charme, mais elle s’attendrait bien à encore mieux de la part
de l’auteure : « Mon île
... décevant en
dépit
du charme né de la conviction : ce thème, poétique
par excellence, mérite une forme plus exigeante. L'auteur est
capable de la lui donner. » Liette, elle, trouve ici par
contre
le style trop convenu. Cécile
n’accroche pas trop…
Le poème « Ma patrie, un bout d’éternité
» a plu
à Liette : « j'aime celui-ci,
son combat et ses
envolées lyriques; il me parle au cœur. J'aime ce passage final
notamment:
"A l’heure ou
Les ampoules s’éteignent, l‘aube tombe le
rêve sur la grève, sa douleur retient une ombre qui dort
toute nue. Il n’y a
ni distance entre nous ni vent.
Est-ce
mon image ce rêve qui porte un visage familier?
Un
soir je reviendrai dans la lumière électrique.
J’y
courrai avec les oiseaux migrateurs en brassant l’air comme dans un
rêve." »
Cécile a
été
touchée à la fin : « Oui pour le
thème et la
belle fin : "un soir je
reviendrai..." » Gert
s’émeut : « oui ... un
récit où le lecteur
baigne dans cette nostalgie sans colère... impuissant.
»
Jean-Marc,
séduit, lui aussi, évoque ces deux premiers
textes : « Ces deux textes
créent vraiment une
atmosphère particulière. »
Le poème « Le regard
», fait acquiescer Liette
: «
oui, c'est court et surprenant... » Gert dit simplement : «
oui,
un très court instant, une enjambée quoi ! »
Philippe a
aimé, il fait couler son encre pour l’ensemble des
poèmes :
« à
son île je ne sais qui sont ils
Ex-ils,
exile, exilés, excisés de l’être
ils
ne sont pas sur l’île
Au
matin chaque levé
De
l’été où il n’y a personne
Et il
est vrai que notre patrie commune est l’éternité..
Pas
de guerre là juste le présent de l’instant
L’instant
d’une éternité
Me
manque le sourire de celui qui sait marcher sur le bord du
précipice
Aime
côtoyer l’éternité
Pas
de paix aux excisés de l’être pas d’île pas de
bateau, plus de voyage, pas de fin, comment se nourrir du vide ? »
****
Nous accueillons enfin quatre
textes: L'Ovaire
- sans titre I - sans titre II - "Prose
automatique”: Quand ça perce en vous de la
jeune et prometteuse
Clémentine Gourdon,
qui étudie en hypokhâgne
à Caen. Jean-Marc
donne « un
gros oui », et pour
l’ensemble : « Il y a vraiment du
tempérament dans ces
textes. » Cécile,
en revanche, n’a pas accroché.
Mais Lilas, si, beaucoup :
« Oui
global : pour
l'originalité énergique du style, celle des vers surtout,
qui renouvelle l'expression de ces thèmes délicats.
» Philippe apporte un
petit bémol. Il aurait visiblement
préféré plus d’unité pour l’ensemble, un
choix plus homogène des textes proposés : « De ces
extraits me manque le lien , la vision d’ensemble, je pressens un
“choix éclectique”
Je
peine au fragmentaire
Au
pourquoi de conserver “prose automatique” moi qui pensais
qu’il n’y avait que les revolvers qui étaient automatiques, les
répondeurs téléphoniques
également..l’écriture ne peut être automatique se
nourrissant de la main qui écrit, main se nourrissant du bras
qui la porte, du ventre si proche qui nourrit et viennent les
mots, rien d ‘automatique dans tout ça
Sinon
l’illusion de le croire....est ce que d’accueillir ce qui vient
sur la page sans avoir réfléchit peut-être dit
automatique ? Non je crois, car c’est un choix
délibéré de faire comme ça, donc
pensé avant , l’automatisme pourrait être
l’impromptu de la surprise en relisant ce qui vient de s’écrire,
rien d’automatique sinon la vie est automatique en permanence....le
temps un automatisme automatique...
suite
aux commentaires... Oui comme “exercice” »
L’écriture du premier texte « L’Ovaire » a plu
à Gert pour son
originalité.
Si Liette n’accroche pas
pour celui-ci, elle apprécie en revanche « Sans titre I
» : « j'aime ce texte,
ses images, c'est assez
surréaliste, symbolique. »
Du texte « Sans titre II
», Gert dit, englobant
peut-être les deux textes en un :
« texte
bien ancré dans un style personnifié
», et Liette « oui, est suite au
précédent ; j'aime les
images, le rythme, l'hymne à la mère »
Enfin, le texte « Prose automatique : Quand ça perce
en
vous » Un peu, a moins plu à Liette, qui
préfère sa poésie : « trop fouillis
pour moi
ici », mais a touché Gert : « oui... bien
vivant,
rythme bien frappé... une prose bien imagée... qui vient
nous chercher. »
****
Et puis ensuite, je vous invite à venir rejoindre à pas
de chat, à de velours, de souris… Notre ami Poussetontraino qui
se trouve au Salon de lecture,
tout en sourires… C’est Noël,
à Pâques...
Kelig et le
Comité
de lecture de Francopolis
avril 2009
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